La parole à Catherine Lessard
Alors que le 13e Festival d’expression de la rue débute aujourd’hui à Montréal, Métro s’est entretenu avec l’une des organisatrices de l’événement, Catherine Lessard.
Pourquoi ce festival est-il important?
C’est le seul festival qui est fait pour et par les jeunes de la rue. Ils sont au cÅ“ur de l’organisation. Le festival a aussi un mandat de prévention et veut démystifier la culture de la rue auprès de monsieur et madame Tout-le-Monde. On convie d’ailleurs la population à une épluchette de blé d’Inde aujourd’hui.
Quel en sera le contenu?
Les après-midi sont consacrés aux kiosques où l’on peut notamment apprendre des trucs pour bien prendre soin de soi dans la rue. Les soirées sont réservées, dès 17 h 30, aux shows. Aujourd’hui, c’est la soirée multi. Demain est réservé au hip-hop et au reggae, alors que vendredi, c’est la soirée punk. Des repas sont aussi offerts sur place.
Votre festival ne se déroule pas au même endroit qu’à l’habitude. En quoi ce déménagement est-il significatif?
Depuis 12 ans, le festival se tenait, sans problème, sur la place Pasteur, rue Saint-Denis. Mais l’UQAM avait besoin de tout l’espace pour fêter son 40e anniversaire et n’était pas flexible à nos propositions de changement de dates. On a donc dû se déplacer sur la place de la Paix, sur le boulevard Saint-Laurent. C’est assez symbolique de la situation des jeunes de la rue, qu’on étiquette et qu’on cherche à chasser de l’espace public.
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