La parole à Éric Pineault, directeur des Célébrations de la Fierté
C’est aujourd’hui que débutent les troisièmes Célébrations de la Fierté Montréal, la fête des LGBTA (Lesbienne, Gaie, Bisexuelle, Transgenre, Travestie, Transsexuelle et Alliés) qui animera les rues de la Métropole jusqu’à dimanche, journée où aura lieu le célèbre défilé de la Fierté. Métro s’est entretenu avec Éric Pineault, directeur général des célébrations.
Quelle est la différence entre vos Célébrations et les festivals Divers/Cité et Pervers/Cité qui viennent de se terminer?
Notre festival est davantage basé sur la communauté. Nous avons par exemple une journée communautaire, durant laquelle plusieurs organismes, comme Le Gris et Séro Zéro, présentent leurs programmes dans des kiosques en plein air. Et, bien entendu, nous avons notre grand défilé de la Fierté, dimanche, qui donne beaucoup de visibilité à la communauté gaie.
Comment considérez-vous la situation des homosexuels à Montréal?
Assez bonne. Nous sommes privilégiés de vivre dans une ville aussi ouverte d’esprit, et privilégiés d’avoir un quartier gai (les villes qui en ont sont plutôt rares). Mais il reste du travail à faire au niveau local et mondial. Ici, il y a encore beaucoup d’homophobie à certains endroits, comme dans les écoles et le milieu sportif. Au niveau international, on peut encore aujourd’hui être tué dans
5 pays parce qu’on est homosexuels, alors que dans 80 autres, on peut être arrêté pour cette raison.
Le thème politique des Célébrations de cette année est Les 40 ans de Stonewall…
En effet, car il y a 40 ans, à la suite d’une descente de police effectuée dans le bar gai le Stonewall, à New York, les gaies et les gars de cuir sont sortis dans la rue pour manifester. Ce fut en quelque sorte le premier Gay pride de l’histoire. Cela marque le début de la revendication de nos droits.