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Bixi: Une première année couronnée de succès

Rapidement adopté par les Montréalais, primé à maintes reprises et désiré par certaines des plus grandes villes du monde, Bixi aura marqué un grand coup à sa première année de mise en service. Dans un peu moins de deux semaines, les 280 stations Bixis restantes – la métropole en comptait 400 cet été – auront disparus des rues de la métropole pour faire place à l’hiver. L’heure sera alors aux bilans, mais déjà, plusieurs s’entendent pour saluer l’arriver de Bixi dans la ville.

Popularité insoupçonnée

La population montréalaise a rapidement adopté le système de vélo en libre service qui, lors de son inauguration, ne devait compter que 300 stations et 3 000 vélos. L’engouement a cependant été tel que, dès l’été, André Lavallée, alors responsable du transport à la Ville de Montréal, a annoncé le déploiement de la deuxième phase du Bixi. Cent nouvelles stations et 1 000 vélos ont ainsi fait leur apparition sur le territoire. «Il faut se rappeler que le projet Bixi a été développé dans la foulée du plan de transport de Montréal, a expliqué, en entrevue à Métro, André Lavallée. Pour moi, il était essentiel de poser un geste phare, un geste symbolique très puissant qui soit porteur de changement et qui permette aux citoyens d’adhérer au changement. Et les gens ont embarqué.»

La présidente directrice générale de Vélo Québec, Suzanne Lareau, n’a pas hésité à qualifier de «franc succès» la première saison du Bixi, qui aura finalement requis un investissement de 22 M$ de la part de la Ville.n«Les responsables du Bixi ont fait une job impeccable en mettant en place un service qui fonctionne extrêmement bien, a-t-elle affirmé. On est agréablement surpris de voir à quel point les Montréalais ont mordu à belles dents dans le Bixi.»

Pour l’avenir
Bien sûr, la première année du Bixi n’aura pas été dénuée d’embûches. Cet été, plusieurs stations ont été vandalisées et un morceau de plastique, nécessaire à l’encrage du vélo, a dû être remplacé sur toutes les bornes afin d’éviter de nouveaux problèmes. «Dès que le problème a été compris, Stationnement de Montréal [qui est responsable du Bixi] a agi, a rappelé André Lavallée. Tout a été corrigé et mieux encore : Bixi tient le coup. En terme de vandalisme, on est à des années lumières de ce qu’on peut voir en France [avec le Vélib’].»

Les dates d’ouverture et de fermeture des stations Bixi ont aussi soulevé des critiques de la part de certains usagers qui jugent que la saison, qui s’étend du 1er mai au 30 novembre, est trop courte. Bérangère Thériault, de la Société de vélo en libre-service de Montréal, a rappelé que le calendrier du Bixi était tributaire de la météo. La pdg de Vélo Québec souhaiterait tout de même une révision des échéanciers, qui devancerait au 1er avril l’ouverture de la saison du Bixi.

De son côté, André Lavallée a rappelé que l’objectif était d’avoir toutes les stations en place le 1er mai, ce qui signifie que les Bixis devraient commencer à circuler au mois d’avril. Une troisième phase de déploiement n’est par ailleurs pas exclue, mais rien n’a encore été confirmé.

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