Les églises sont de plus en plus vertes au Québec
Les églises de Montréal sont de plus en plus écolos. Assez pour tenir un premier Colloque des églises vertes au Québec, en février prochain. Au cours de ce colloque, pasteurs, religieux et agents de pastorale catholiques, protestants et orthodoxes réfléchiront à de meilleures pratiques environnementales au sein de leur communauté. «Nous ne faisons que ramener au présent ce qui a déjà été dit dans la religion chrétienne auparavant. Noé avait pris la responsabilité de sauver la biodiversité», a commenté Norman Lévesque, coordinateur du projet Église verte.
Écologie chrétienne
Depuis 2006, certaines églises se sont déjà engagées à «vivre un rapport plus sain avec l’environnement». Pendant les messes, il ne serait pas rare d’entendre quelques couplets sur le développement durable, selon M. Lévesque.
Les initiatives vertes et chrétiennes émergent petit à petit au Québec. La maison paroissiale Sainte-Columba, dans Pointe-Saint-Charles, a mis en place un jardin collectif, un système de compostage et un programme de réduction de perte de chaleur dans le bâtiment. L’église anglicane St. Andrew St. Mark, à Montréal, a également installé un système de géothermie qui a été béni par la pasteure.
Des gestes quotidiens
«Les chrétiens sont prêts à s’investir», précise M. Lévesque, par le biais d’actions comme le recyclage, la sensibilisation et bien sûr la spiritualité à l’aide de prières touchant la Création. De même, les enfants sont, dès le catéchisme, formés par des gestes quotidiens pour protéger l’environnement. «Nous ne voulons pas faire de l’évangélisation, précise le coordinateur. Nous voulons que l’espérance chrétienne donne un tournant optimiste à l’écologie.»
Du côté du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, il n’est pas nécessaire que ce type d’évènement soit autorisé. Cependant, une loi sur le développement durable est disponible et le ministère espère que les organisateurs du Colloque Église verte s’en inspireront.