Eduardo Perez, jeune Colombien futur maire de Montréal?
Eduardo Perez est venu s’installer à Montréal avec ses parents à l’âge de 15 ans. Très vite, il a voulu aider les autres jeunes de son quartier, mais aussi ceux de son pays d’origine. Petit à petit, ses actions solidaires l’ont mené à entrer en contact auprès des partis politiques montréalais. Métro l’a rencontré.
Eduardo Perez s’est beaucoup impliqué dans les dernières élections municipales, en novembre. Chez lui, il a organisé des réunions pour que ses amis aillent voter en toute connaissance de cause. «Nous faisions même des cours de politique municipale», commente le jeune étudiant en deuxième année de sociologie.
Quand on lui demande de quel parti il est le plus proche, il brandit son coquelicot des anciens combattants avec, en son centre, l’inscription «Union Montréal», le parti de Gérald Tremblay. Il a même organisé le rassemblement «Gérald et les jeunes», trois semaines avant les élections. À tout juste 21 ans, Eduardo Perez a déjà l’aplomb et le sourire d’un politicien. «Le secret, c’est d’aimer les gens», confie-t-il. Son passe-temps favori? S’installer avec ses amis dans un café et discuter.
Entre le Canada et la Colombie
Ça ne fait que six ans qu’il est arrivé au Canada, mais il se considère comme un Québécois. «Je connais mieux la politique d’ici que celle de la Colombie», précise-t-il. Depuis qu’il habite à Montréal, il a déjà entrepris de nombreux projets dans son quartier. «Je ne voulais pas être seulement un immigrant colombien, je voulais m’impliquer dans ma ville d’adoption», continue Eduardo Perez avec un grand sourire.
Son premier emploi d’été fut d’être président des jeunes à la coopérative jeunesse de service (CJS) du quartier Côte-des-Neiges, rien de moins ! Il retourne cependant deux ou trois fois par an dans son pays d’origine et, depuis peu, il vient en aide à des personnes de là-bas qui souhaitent immigrer. «Je suis entré en contact avec des amis colombiens de mes parents et je les aide à bien se préparer en leur expliquant le système de santé ou en les assistant pour chercher un appartement, par exemple», explique-t-il. En fin de compte, plutôt que d’être politicien, Eduardo Perez préférerait créer son entreprise de stratégie internationale. Son atout : il parle trois langues couramment, le français, l’anglais et l’espagnol. «Malgré mon origine colombienne, Montréal est ma ville», s’empresse-t-il d’ajouter.