L'électrification des transports en commun est incontournable, selon la STL
Tout comme son équivalent à Montréal, la Société de transport de Laval (STL) étudie sérieusement la possibilité d’électrifier sa flotte d’autobus.
«L’électrification des transports collectifs, ce n’est pas seulement souhaitable, c’est une obligation», a affirmé vendredi le directeur général de la STL, Pierre Giard.
Des projets de trolleybus dominent depuis quelque temps déjà la table à dessin de la société de transport. Celle-ci envisage d’en faire rouler sur les quatre grandes artères que sont les boulevards des Laurentides, Curé-Labelle, Notre-Dame et de la Concorde. Une étude de faisabilité doit d’ailleurs être remise à la STL d’ici une ou deux semaines.
«Le scénario le plus optimiste pour implanter le trolleybus, c’est 2016», a précisé M. Giard.
Le trolleybus ne pourra toutefois pas être implanté sur tous les circuits de la STL puisque l’infrastructure nécessaire à l’électrification rend très difficile un changement de trajet. Seulement 10 à 25% des autobus de la STL pourront être remplacés par le trolleybus.
Pour les autobus restants, la STL lorgne du côté des autobus électriques «biberonnés». Ceux-ci sont dotés de piles qui doivent être rechargées au début et à la fin du circuit ou d’un supercondensateur qui est rechargé très rapidement pendant le trajet.
«Contrairement au trolleybus et au tramway, cette technologie n’est pas encore mature», a rapporté le directeur général de la STL. Selon lui, des projets pilotes doivent être mis sur pied pour tester ces autobus dans les conditions routières du Québec. Ainsi, les autobus électriques «biberonnés» n’arriveront pas sur l’île Jésus avant 2020.
La STL évalue les différents scénarios pour faire en sorte que ses autobus n’émettent aucun gaz à effet de serre. Des trolleybus et des autobus électriques «biberonnés» ou seulement des autobus électriques «biberonnés»? Nonobstant le scénario choisi, le réseau de transport en commun de la STL sera exempt de carburant vers 2031 ou 2032.
D’ici là, la STL ne commandera plus d’autobus fonctionnant avec du diésel. Elle misera plutôt sur les autobus hybrides.