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Nouvel appel d'offres pour les voitures de métro: Rien n'est encore joué

La Société de transport de Montréal (STM) s’est montrée très prudente, mercredi, en commentant la possibilité de lancer un nouvel appel d’offres afin d’octroyer le contrat pour le renouvellement de 765 voitures du métro.

Contrairement à ce qui a été avancé par Le Devoir mercredi, la STM a indiqué ne pas avoir reçu le rapport final de la firme Hatch Mott MacDonald, qui est chargée d’étudier la proposition de l’espagnole CAF (Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles). La porte-parole de la STM, Odile Paradis, a indiqué que le rapport n’était attendu que dans quelques jours.

«[Mercredi], nous avons eu une rencontre en comité restreint avec les experts du groupe Hatch Mott MacDonald, a précisé Mme Paradis. Les gens ont échangé et ils ont peut-être demandé des ajouts d’information [à CAF]. Ce n’est qu’après cette rencontre que le groupe Hatch finalisera son rapport.»

En attendant, la STM refuse de confirmer ou d’infirmer qu’un nouvel appel d’offres sera lancé. Selon Le Devoir, pourtant, l’entreprise CAF répondrait à toutes les conditions imposées par la STM.

Délais supplémentaires

Advenant le lancement d’un nouvel appel d’offres, les usagers du métro devraient composer avec au moins une année de délais supplémentaire. Dans ce cas, les nouvelles voitures pourraient être livrées au cours de l’année 2014.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) s’est élevée contre ces nouveaux délais. Elle a exigé que le gouvernement assume ses responsabilités et octroie le contrat sans délai au consortium Alstom-Bombardier. «L’emploi, le service, l’environnement, l’âge de la flotte, tout milite pour commencer la construction des nouvelles voitures sans délai, a déclaré la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau. La question n’est pas d’occulter un processus d’appel d’offres. Il y en a eu dans le passé et le contrat a bien été alloué.»

Le ministère des Trans­ports du Québec (MTQ) n’a pas répondu à cet appel, évitant de sombrer dans la spéculation. Le Parti québécois a pour sa part dénoncé la «comédie d’erreurs» dans laquelle le gouvernement Charest a plongé la STM depuis 2006, année au cours de laquelle il a accordé le contrat du renouvellement des voitures de métro à Bombardier sans appel d’offres. Au moment de mettre sous presse, Bombardier et Alstom n’avaient pas répondu aux appels de Métro.

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