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Réforme des commissions municipales : «une occasion ratée» selon Vision Montréal

Marie-Eve Shaffer - Métro

Le projet de réforme des commissions municipales qui sera déposé ce soir (lundi) au conseil de ville est jugé décevant par Vision Montréal.

«C’est une occasion ratée, a déclaré vendredi la chef de l’opposition officielle, Louise Harel. Au lendemain de l’élection, M. Tremblay avait pourtant promis une gestion beaucoup plus transparente.»

Depuis six mois, la commission de la présidence planche sur ce projet de réforme qui avait pour but de conférer davantage de pouvoir aux commissions et de rendre les élus qui y siègent davantage imputables de leur décision. Ce projet propose entre autres de créer une commission d’examen des contrats qui analysera tous les contrats de plus de 10M$ et certains qui coûteront plus 500 000$. Les contrats accordés par les arrondissements seront examinés seulement sur demande.

«On a fait des changements cosmétiques, a dénoncé la mairesse de Villeray-Saint-Michel-Parc Extension, Anie Samson. On n’a pas changé les façons de faire. On n’a fait que réaffirmer que la majorité était majoritaire et qu’elle obtenait toutes les présidences des commissions. On n’a juste renforcé le rôle du parti au pouvoir.»

Ce qui soulève l’ire de l’opposition officielle est que la présidence de cette nouvelle commission sera tournante. Un à la suite de l’autre, les trois partis politiques montréalais présideront les travaux de cette commission pendant un an.

« Est-ce qu’il est pensable que la majorité puisse servir de contrepoids et se questionner, a demandé la conseillère de Marie-Victorin, Élaine Ayotte. Poser la question, c’est y répondre.»

La composition de la commission d’examen des contrats a aussi vivement déplu à Vision Montréal. Il y aura autant de membres de l’opposition officielle que de représentants des villes liées qui y prendront part. «Nous voulions être plus représentés que les villes liées. Question de respect pour les électeurs», a dit Mme Ayotte.

Présidence du conseil
Vision Montréal déplore le fait que très peu de pouvoirs sont consentis au président du conseil municipal. Le maire de Lachine, Claude Dauphin, assume ces fonctions depuis les dernières élections. Selon un avis du contentieux de la Ville, M. Dauphin serait considéré comme un «président de séance». Toutes ses décisions lors d’une réunion du conseil peuvent être renversées par un vote de cinq conseillers.

«On se bute à une réalité qui fait en sorte que le président du conseil peut être démis de ses fonctions demain matin», s’est insurgée Élaine Ayotte. Selon elle, la réforme des commissions était l’occasion idéale de renforcer le rôle du président du conseil. L’opposition officielle réclame que ce poste soit pourvu à la suite d’un vote du conseil et que la personne choisie puisse agir de façon indépendante.

Le point positif du projet de réforme est la mise sur pied d’une commission sur le développement social et la diversité montréalaise, selon Vision Montréal.

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