«Les Montréalais sont capables de s’autogérer», selon Laurent Blanchard
En dépit des récentes turbulences, l’administration de Montréal fonctionne et n’a pas besoin d’un conseiller spécial provenant de Québec, a déclaré le nouveau maire Laurent Blanchard.
M. Blanchard a tenu ces propos jeudi, à la suite d’une rencontre avec le ministre responsable de la région de Montréal, Jean-François Lisée, de passage à l’hôtel de ville.
M. Lisée a rappelé que Québec fait entièrement confiance à l’administration de coalition. «Ce n’est pas à nous de juger si Montréal a besoin d’un accompagnateur, nous ne voulons pas imposer quoi que ce soit. M. Blanchard n’en voit pas la nécessité, donc le dossier est clos», a-t-il lancé.
M. Lisée a reconfirmé qu’il juge nécessaire de revoir en profondeur la gouvernance de la métropole. «J’espère que les élus des prochaines élections se pencheront sur les façons de rendre la ville plus efficace», a-t-il dit, soulignant au passage que la future administration devrait s’inspirer du rapport de l’ancien ministre Jacques Léonard. Déposé en mai, ce document souligne de nombreux dysfonctionnements dans les hautes sphères de la Ville et formule une soixantaine de recommandations.
M. Blanchard a répété ne pas vouloir entamer de «grands bouleversements» au sein de l’administration avant les élections du 3 novembre. Toutefois, le maire intérimaire a indiqué que quelques «ajustements» au sein du comité exécutif seront annoncés vendredi.
[pullquote]
Sévir auprès des entreprises fautives
Il n’est pas question d’amnistie pour les entreprises fautives, même si cela implique la mise à pied d’innocents, a déclaré hier le ministre responsable de la métropole Jean-François Lisée.
M. Lisée a ainsi réagit à une lettre ouverte rédigée par Frédéric Sauriol, vice-président institutionnel chez Dessau et cousin des ex-dirigeants Rosaire et Jean-Pierre Sauriol, qui a envoyé un message à la première ministre Pauline Marois pour s’insurger que des employés innocents soient mis à pied. Dessau, comme plusieurs autres entreprises, risque de perdre de nombreux contrats gouvernementaux.
M. Lisée a indiqué qu’il s’attendait à ce que certaines firmes traversent la tempête et que d’autres disparaissent. Il a réitéré la volonté de Québec de tout faire pour obtenir un remboursement pour les montants gonflés de certains contrats.
-Avec La Presse canadienne