Le projet de trolleybus de la STL sur la glace
La Société de transport de Laval (STL) a décidé de mettre de côté son projet de trolleybus afin de prendre le temps d’étudier la technologie des autobus électriques. «On ne dit pas oui ou non aux trolleybus. On veut vider la question des autobus à batterie. [Cette technologie] semble très prometteuse, mais sa fiabilité n’est pas prouvée», a affirmé mardi le directeur général de la STL, Pierre Giard, lors d’une rencontre de presse.
La firme d’ingénierie SNC-Lavalin a étudié la possibilité d’implanter deux lignes de trolleybus sur les boulevards des Laurentides et de la Concorde, à Laval. Près de 39 de ces véhicules électrifiés circuleraient à toutes les 4 à 8 minutes sur des parcours totalisant 42 km. Coût des infrastructures : 300 M$. L’achalandage quotidien atteindrait, au moment de la mise en service, 13 000 déplacements, et les retombées économiques se chiffreraient à 720 M$.
Le hic, c’est que les trolleybus conviennent seulement aux grandes artères. Donc, à peine 15 % du réseau de transport en commun lavallois pourrait être desservi par ces véhicules électrifiés grâce à des caténaires. En outre, la STL est réticente à l’idée d’installer des fils qui surplomberaient tous les parcours des trolleybus.
Les trolleybus ont toutefois l’avantage de rouler aisément pendant la saison froide, ce qui n’a pas été démontré pour les autobus électriques. «Les tests n’ont pas été concluants pour les climats comme le nôtre», a indiqué M. Giard. Les autobus électriques requièrent pour leur part moins d’infrastructures que les trolleybus, ce qui fait qu’ils seront moins dispendieux, selon Pierre Giard. Ce dernier n’a pas été en mesure de donner le prix d’un tel véhicule, puisque que la technologie est trop récente.
Les autobus électriques fonctionnent avec des piles qui doivent être rechargées aux arrêts, à la fin du circuit ou pendant la nuit, selon le type choisi. La STL compte tester ces véhicules électriques en 2011 ou en 2012, de concert avec d’autres sociétés de transport. «Il nous faut absolument quelque chose de fiable, a dit le directeur général de la STL. Si les autobus électriques fonctionnent bien, alors pourquoi ferait-on du trolleybus?»