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Jacques Bergeron défend son institution

Le vérificateur général de Montréal, Jacques Bergeron, réclame que le réseau informatique qu’il utilise dans le cadre de ses fonctions soit étanche par rapport à celui du reste de la Ville. Il souhaite aussi que le bureau du vérificateur soit dans un autre bâtiment que celui du Service du contrôleur général.

C’est ce qui ressort du rapport qu’il déposera lundi soir au conseil de ville et que Métro a pu parcourir.

Dans un document de 51 pages, Jacques Bergeron explique comment il a découvert que ses courriels avaient été lus par des fonctionnaires de la Ville. Selon la propre enquête de son bureau, quatre ou cinq intrusions entre juin 2010 et janvier 2011 auraient été commises. C’est sans compter celles rapportées dans les médias la semaine dernière qui auraient été perpétrées avant. Des centaines de courriels confidentiels auraient ainsi été filtrés.

Après avoir dénoncé la situation auprès du maire et demandé que le contrôleur général, Pierre Reid, lui remette les documents scrutés, M. Bergeron a reçu un disque dur contenant 9 Go de documents.

Dans son rapport, Jacques Bergeron demeure muet toutefois sur les raisons qui ont poussé le contrôleur général à enquêter secrètement sur lui. M. Bergeron explique ce silence par le fait qu’il n’a jamais reçu, par écrit, la nature de ces allégations. Du côté de la Ville, on déplore justement le fait que M. Bergeron ne s’explique pas sur les soupçons éthiques pesant contre lui.

Le «Montrealgate», comme l’a surnommé la chef de l’opposition Louise Harel, fera l’objet de discussions lundi soir au conseil municipal.

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