Une messe pour contrer l'homophobie
Pour une deuxième année consécutive, une messe a été célébrée dimanche à l’église Saint-Pierre-Apôtre, dans le cadre de la Journée internationale contre l’homophobie qui aura lieu mardi. L’animatrice et porte-parole de Gai-Écoute, Monique Giroux a prononcée une homélie afin de dénoncer l’homophobie.
«Des jeunes se suicident, des parents ont honte de leurs enfants homosexuels. L’Église véhicule un message homophobe», a affirmé l’intervenant en pastorale de l’église Saint-Pierre-Apôtre, Yves Côté. Il était important pour lui de célébrer pour une deuxième année la lutte contre l’homophobie et d’inviter, par le fait même, la porte-parole de Gai-Écoute et de la Fondation Émergence, Monique Giroux.
L’homélie de Mme Giroux dénonçait l’homophobie. «Encore aujourd’hui, l’homosexualité est un crime dans 70 pays. Et dans certains, l’homosexualité équivaut à la peine de mort», a-t-elle affirmée. Au Canada, on est même témoins de certains gestes homophobes. La vérité homosexuelle est une vérité comme les autres. Je demande un droit à la différence.»
Son message s’adressait, entre autres, à ceux qui cachent leur orientation sexuelle. «Je n’ai pas fait cette homélie pour moi, mais pour les autres, a-t-elle déclarée. Pour ceux et celles qui veulent vivre une vie normale». Elle espère que son homélie pourra changer quelque chose. «Il faut passer le message dans les tribunes. C’est une sorte de révolution pacifiste», selon elle.
De son côté, l’abbé Raymond Gravel, qui a présidé la messe, trouve que l’homophobie se règle pas à pas, mais qu’elle est toujours présente. «C’est inacceptable qu’en 2011 il y ait encore des gestes homophobes, il faut que ça change, a-t-il souligné. Certains homosexuels sont toujours victimes de rejet. Ce qu’on veut véhiculer, c’est un message d’accueil et de respect.»