Gare de train de banlieue à Mirabel: la MRC s'en remet à Québec
La municipalité régionale de comté (MRC) de Mirabel s’en remet au gouvernement du Québec pour obtenir l’autorisation de construire une gare de train de banlieue et un stationnement incitatif de 405 places sur des terres zonées agricoles.
Le conseil municipal de la Ville de Mirabel a voté lundi une résolution en ce sens, rapporte le quotidien La Presse.
Le 21 juin dernier, le Tribunal administratif du Québec n’a pas retenu les arguments de la MRC de Mirabel, qui tentait de renverser un jugement de la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). Celle-ci a refusé en février d’exclure un terrain de 3,25 hectares de la zone agricole située au nord-ouest du croisement de la voie ferrée et du chemin Victor. C’est là que la MRC de Mirabel veut aménager la gare, des quais d’embarquement et le stationnement incitatif.
Des agriculteurs de la région craignent que les alentours de la gare fassent place à des développements immobiliers et que la circulation automobile s’intensifie, ce qui a motivé la décision de la CPTAQ.
Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, a confié au quotidien La Presse que «le gouvernement du Québec va devoir démontrer qu’il est vraiment sérieux quand il invite la population à utiliser davantage les transports en commun».
Environ 200 citoyens de Mirabel se rendent chaque jour aux gares de train de banlieue de Blainville et de Saint-Jérôme. Si une gare était construite à Mirabel, cela aurait pour effet de doubler le nombre d’usagers du train, selon les estimations de la Ville.