Solutions collectives pour l’avenir
Lors de sa troisième journée, l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde (INM) a pris le taureau par les cornes vendredi en s’attaquant aux grands enjeux de la société québécoise.
Audrey Neveu participe au Parcours média de l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde. Elle couvre l’événement en tant que journaliste stagiaire pour Métro.
La place des médias en démocratie, conférence présentée par le président du Conseil de presse du Québec, John Gomery, ainsi que son collègue Guy Amyot, a suscité un grand intérêt de la part des participants.
«La démocratie dépend énormément de l’information communiquée aux citoyens, car sans une information de qualité, ils ne peuvent décider de manière éclairée», a déclaré John Gomery. Les deux hommes ont d’ailleurs insisté sur l’importance d’éduquer la population à la pensée critique, afin de mieux naviguer dans les eaux sinueuses des médias modernes.
La Commission Charbonneau continue d’être un sujet chaud de l’actualité malgré la relâche d’été, analysée par l’ancienne procureure de la Couronne et maintenant analyste juridique à Radio-Canada, Suzanne Coupal. Cette dernière a choisi d’initier les jeunes participants de l’École d’été à plusieurs notions de droit importantes dans le but de bâtir une conscience juridique chez ces derniers.
Le féminisme était également à l’honneur lors d’un important dîner-conférence présenté par la présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Dechêne, au Cœur des sciences du pavillon Président-Kennedy de l’UQAM. Elle en a profité pour dénoncer la culture du viol et la misogynie sur les réseaux sociaux, avant d’insister sur la pertinence de la vision féministe en 2013. «Le manque de confiance en soi des femmes a des répercussions sur le marché du travail et elles progressent moins vite», a constaté Mme Miville-Dechêne. Ce manque de confiance est ancré dans la mentalité des femmes dès les premières années de leur vie, selon elle.
Écart salarial
L’écart salarial entre les femmes et les hommes continue de subsister au Québec. En moyenne, les femmes gagnent un salaire annuel de 28 900 $ et les hommes, 435 000 $. 63 % des travailleurs au salaire minimum sont des femmes, selon le Conseil du statut de la femme du Québec.