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Vision Montréal veut un débat sur la sécurité publique

L’opposition officielle a réclamé lundi des séances publiques en ce qui a trait aux mesures d’apaisement de la circulation.
 
En octobre dernier, la Ville de Montréal avait déposé une motion afin d’exiger des élus qu’ils obtiennent l’autorisation auprès du Service de sécurité Incendie de Montréal (SIM) avant d’installer des dos-d’âne ou toute autre mesure d’apaisement.
 
La Ville avait ensuite reculé avant de renvoyer le dossier à la Commission de la sécurité publique qui fera connaître ses recommandations d’ici juin.
 
Le SIM se plaignait à l’époque que la prolifération de dos-d’âne retardait de 7 à 10 secondes le temps de réponse des pompiers et demandaient un meilleure coordination dans l’aménagement de mesures d’apaisement dans les arrondissements.
 
Vision Montréal, a toutefois dénoncé lundi que les discussions au sein de la commission ont lieu à huis clos. Le vice-président de cette commission, Réal Ménard, qui est également maire de l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve sous la bannière de Vision Montréal estime que le débat doit se faire publiquement. Il en a d’ailleurs fait la demande auprès des membres de la commission, ce qui a été refusé.
 
«Le point de vue du SIM nous importe, a précisé M. Ménard. Mais toutes les voix doivent se faire entendre et la voix du SIM ne peut pas être prépondérante.»
 
Le Conseil régional de l’environnement-Montréal (CRE), Vélo Québec et le Centre d’écologie urbaine de Montréal réclament à leur tour que des intervenants pertinents, tels la Direction de santé publique, puissent être entendu. «Il faut être capable de répondre aux feux quand il y en a, mais il faut aussi aménager les rues pour réduire les accidents [impliquant] des piétons et des cyclistes», indique Daniel Bouchard du CRE.
 
La chef de Vision Montréal, Louise Harel, a d’ailleurs rappelé que chaque année, la moitié des piétons blessés à l’échelle de la province le sont sur l’île de Montréal. Selon l’opposition, ces données doivent aussi être prises en compte avant de trancher sur la question des dos-d’âne.
 
De plus, M. Ménard a demandé au SIM de faire la démonstration scientifique que leur temps de réponse est ralenti par les mesures d’apaisement de la circulation.
 
La Ville a réagi lundi en défendant le débat privé. «Les commissaires ont décidé que cette question de sécurité publique, comme toutes les questions de sécurité publique qui sont délicates, sera étudiée à huis clos », a affirmé Claude Trudel, responsable de la sécurité publique au cabinet du maire. Ce dernier a toutefois ajouté que la Ville ne s’oppose pas à élargir le débat et à faire appel à d’autres commissions, lorsque les travaux de la commission avec le SIM seront terminés.
 
Deux poids, deux mesures?
La conseillère du district de Villeray, Elsie Lefebvre, de Vision Montréal, a rappelé lundi que c’est dans l’arrondissement d’Outremont que se trouve le plus grand nombre de dos-d’âne. «Ça [l’aménagement de dos-d’âne] n’a jamais posé de problème jusqu’au jour où les arrondissements centraux de Villeray, d’Hochelaga, de Rosemont et du Plateau ont décidé d’en mettre davantage. On se demande s’il n’y a pas deux poids, deux mesures.»
 

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