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Trois installations d'hiver au Quartier des spectacles

Depuis jeudi soir, d’intrigantes installations illuminent la place Émilie-Gamelin et les abords du métro Saint-Laurent, dans le cadre de l’événement Luminothérapie. Une troisième installation, prévue sur la place des Festivals, devrait aussi transformer le secteur, mais au moment de mettre sous presse, des pépins techni­ques avaient contraint les créateurs Jean Beaudoin et Erik Villeneuve à repousser son illumination à une date indéterminée.

MM. Beaudoin et Villeneuve, qui avaient imaginé le Champ de pixels, voulaient récidiver cette année avec Nuage de givre, une ambitieuse installation lumineuse interactive suspendue au-dessus de la place des Festivals. En dépit des problèmes, les artistes espèrent toujours pouvoir présenter leur dernière création aux Montréalais. «Ce sont 100 000 particules d’eau qui sont en suspension, décrit Jean Beaudoin. Selon l’heure du jour et la température, la lumière les traverse de façon différente.»

Des caméras captent des images des passants, qui sont ensuite projetées au-dessus de l’installation. Le délai nécessaire à l’achèvement du Nuage de givre pourrait finalement servir les deux créateurs, qui se désolaient encore cette semaine du manque de coopération de mère Nature. «C’est un projet hivernal; alors, évidemment, on s’attendait à ce qu’il y ait de la neige pour rendre le tout plus lumineux», a souligné Jean Beaudoin.

Quelques coins de rue plus loin, à la place Émilie-Gamelin, Félix Dagenais, Louis-Xavier Gagnon-Lebrun et Éric Gautron ont créé Éclats de verres, un parcours fait des fragments d’un énorme vitrail. Ils souhaitaient ainsi mettre en valeur l’installation de l’artiste Melvin Charney qui orne la place depuis 1992. «Les trois tours créées par Charney sont des réorganisations de morceaux des bâtiments qui entourent la place, explique Félix Dagenais. Partant de cette idée, nous avons décomposé notre vitrail pour créer un parcours ludique.»

Au centre, des cubes lumineux sont installés sur des ressorts. Le soir venu, les passants peuvent, grâce à ces blocs, animer des images projetées sur la façade de l’Hôtel des Gouverneurs. Le public peut également jouer sur l’éclairage de l’installation et créer diverses harmonies musicales. Tout près de là, une forêt de bouleaux lumineux éclaire les abords de la station de métro Saint-Laurent. «C’est un espace de transit où les gens ne s’arrêtent pas vraiment. On voulait les inviter à prendre une petite pause», expliquent Amandine Guillard et Élisabeth Charbonneau, deux des con­ceptrices de Forêt Forêt.

Au-delà de la contemplation, les passants sont invités à parler au creux des arbres pour entendre leur voix projetée d’un bout à l’autre de l’installation.

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