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Bergeron écarte l’idée d’alliances électorales

Photo: Yves Provencher/Métro

Même s’il traîne dans les sondages loin derrière Denis Coderre, le chef de projet Montréal refuse, comme en 2009, d’envisager toute alliance avec d’autres candidats à la mairie.

«Ne me parlez pas d’alliance avec qui que ce soit. Si la population veut autre chose qu’un retour d’Union Montréal gouverné par Denis Coderre, elle devra voter pour Projet Montréal, le seul parti qui ne soit pas un amalgame de candidats réalisé à la va-vite», a déclaré M. Bergeron en marge d’un point de presse.

Selon un sondage publié mardi par Radio-Canada, Richard Bergeron est désormais crédité de 21 % des intentions de vote. Il est dépassé par Mélanie Joly (24 %) et figure loin de Denis Coderre (41 %).

«Une alliance avec Marcel Côté (11 %) est inenvisageable d’un point de vue politique», clame un observateur de la scène municipale. Qu’en est-il alors d’une alliance avec Mélanie Joly, dont le programme et la sensibilité sont assez proches de ceux de Projet Montréal?

«En politique, 1+1 ne fait jamais 2», rétorque notre source en donnant pour exemple l’alliance Louise Harel et Marcel Côté qui n’a pas permis de cumuler les voix. Cela forcerait en outre à écarter des candidats dans les deux camps, ajoute-t-il. Une alliance avec Mélanie Joly obligerait notamment Projet Montréal à sacrifier Peter McQueen, un élu ayant de bonnes chances de réélection, mais qui se présente dans le même district que la colistière de Mélanie Joly, analyse cet observateur, ce qui serait impensable pour un parti qui s’enorgueillit de la vitalité de sa démocratie interne.

De son côté, Mélanie Joly se fait plus évasive face à une possibilité d’alliance avec Projet Montréal ou la Coalition Montréal de Marcel Côté. «On est en campagne électorale et nos choses vont bien, alors on avance», a déclaré Mme Joly.

Cette déclaration de M. Bergeron a été faite lors d’un point de presse où le chef a présenté les mesures mises de l’avant par son parti pour retenir 20 000 familles. Cela passe par un durcissement des normes d’inclusion de logements sociaux et abordables dans les nouveaux projets dès qu’ils dépasseront les 20 unités et des normes de financement assouplies.

La Coalition Montréal propose de son côté de rendre obligatoires les règles d’inclusion. Équipe Mélanie Joly s’est fixé comme objectif de retenir 30 000 familles en diminuant notamment la valeur foncière des grands logements. Denis Coderre veut faire de Montréal une ville amie des familles en rendant les maisons unifamiliales accessibles à l’aide d’accès à la propriété.

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