Les étudiants manifestent… et bloquent la Métropolitaine
Une manifestation a perturbé la circulation automobile, mercredi après-midi, peu avant l’heure de pointe. L’autoroute 40, qui avait était fermée pendant la manifestation, a été rendue aux automobilistes vers 15h30.
Ce sont des élèves du cégep Ahuntsic, qui ont grimpé vers 14h30 sur l’autoroute 40 à l’entrée de l’avenue Christophe-Colomb. Ils ont ensuite emprunté la voie vers l’est, jusqu’à l’avenue Papineau formant un cortège d’un kilomètre. Les manifestants ont quitté la Métropolitaine vers 15h15, pour continuer sur la rue d’Iberville. Ils défilaient contre la hausse des droits de scolarité proposée par le gouvernement Charest.
Un autre rassemblement
Plus tôt dans l’après-midi, un autre rassemblement de 500 étudiants est parti de l’Université de Montréal (UdeM). Ils ont rejoint le bureau du ministre des Finances Raymond Bachand, chemin de la Côte-des-Neiges avant de se disperser.
Près 157 100 étudiants sont désormais en grève. À l’UdeM, plus de 50 associations étudiantes sont présentement dans le mouvement, soit près de 16 760 membres. Une quinzaine d’autres organisations devraient les rejoindre dans la semaine.
Par ailleurs, le Cegep de Montmorency est lui aussi rentré dans le mouvement avec ses 5800 élèves. Plusieurs regroupements de cégépiens, dont l’un partait de la rive sud de Montréal, ont souligné la mobilisation des étudiants du collégial.
Chercher le soutien du public
Une organisation à la base étudiante, l’Alliance citoyenne contre la hausse des frais de scolarité, tente de mobiliser le maximum d’organisations politiques, communautaires et associatives afin de sensibiliser le public face à la situation universitaire. « La société civile doit aussi se mobiliser», affirme son porte-parole, Mathieu Boucher.
La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, les Jeunes Patriotes du Québec, le Réseau de résistance du Québécois, la Fédération des enseignants du Québec et quelques associations cégépiennes ont rejoint l’Alliance pour marquer eux aussi leur désapprobation.
Cinq associations étudiantes françaises et belges, dont la Fédération française SUD Étudiant et l’Assemblée générale des étudiants de Louvain, ont elles aussi apporté leur soutien aux étudiants québécois en grève.