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Des enquêtes policières dérangeantes pour Montréal

Photo: La Presse Canadienne

Les enquêtes policières pourraient-elles finir par éclabousser dangereusement la Ville de Montréal ? C’est la question qui se pose à la lecture des noms des personnes impliquées dans ces enquêtes et dont les noms sont sortis récemment.

Lors de la vague d’arrestations de l’escouade de l’UPAC de mardi pour des affaires de corruption à Mascouche, la Sûreté du Québec a accusé l’homme d’affaires Tony Accurso qui a de nombreux contrats avec la Ville et qui a déjà invité sur son yacht l’ancien bras droit du maire Tremblay, Frank Zampino, en plein processus d’octroi d’un immense contrat de compteurs d’eau.

Même si M. Accurso fait face à plusieurs accusations, ses entreprises ne perdront pas ses nombreux contrats montréalais pour autant. «Nous vivons dans un système de droit. On ne peut pas se substituer à la Justice», a expliqué Richard Deschamps, vice-président au comité exécutif de la Ville de Montréal.

La SQ a aussi arrêté Jacques Audette pour fraude, complot et abus de confiance. L’avocat en ressources humaines chez Fasken Martineau a obtenu plusieurs mandats avec la Ville de Montréal dans le cadre de négociations de conventions collectives. «Nous avons rapatrié tous ses mandats», a tenu à assurer mercredi, M. Deschamps

La semaine dernière c’était le spécialiste du financement politique pour le groupe Roche, Gilles Cloutier, qui passait sur le grill des journalistes de l’émission Enquête à Radio-Canada. L’homme a créé un immense réseau de prête-noms pour le financement illégal de partis politiques. «Il a travaillé à l’élection de nombreux candidats», indique la journaliste d’Enquête dans le reportage, diffusé à Radio-Canada cette semaine, pendant que l’on voit une photo de lui aux côtés du maire Gérald Tremblay.

Le bras droit du maire Tremblay ne peut confirmer s’il existe des liens entre le maire et M. Cloutier. «Il ne faut pas faire le procès des gens par association. Un élu, c’est quelqu’un qui peut-être vulnérable. On n’a pas le temps de faire des enquêtes sur les gens qu’on rencontre», répond-il.

Si M. Deschamps à détaillé la longue liste des mesures prises par la Ville pour éviter d’entacher le processus d’octroi de contrats, cela n’a pas convaincu l’élu de Projet Montréal, Alex Norris. Ce dernier souligne notamment que la ligne éthique a perdu de son indépendance depuis que l’administration Tremblay l’a retirée des mains du vérificateur général. M. Norris pense que le nœud du problème se situe dans le financement des partis.

Du côté de Vision Montréal, l’élu Réal Ménard indique attendre «avec impatience les résultats des cinq ou six enquêtes menées actuellement par l’Unité permanente anticorruption» et qui concernent la Ville de Montréal.

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