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15:19 15 juin 2016 | mise à jour le: 15 juin 2016 à 15:28

Les Teslas de Téo arrivent à l’aéroport

Les Teslas de Téo arrivent à l’aéroport
Photo: Vicky Michaud/TC Media

Les voitures 100% électriques de Téo Taxi desservent désormais l’aéroport Montréal-Trudeau. Depuis le 8 juin, dix Tesla S sont à la disposition des voyageurs.

Les toutes nouvelles voitures ont connu un premier week-end, qui correspondait au Grand Prix du Canada, bien rempli alors que la demande était forte et que l’organisation a été mise à rude épreuve. Deux autres Tesla vertes et blanches devraient d’ailleurs se joindre sous peu à la flotte dédiée à l’aéroport pour répondre aux besoins.

« Nous faisons une rotation de véhicules. Quand le chauffeur rapporte un taxi après une course, il prend immédiatement possession d’un autre pour la recharge. C’est donc plus complexe pour nous de gérer les horaire et les permutations », explique Marc Petit, président et chef de la direction de Taxelco.

Chaque Téo, qui doit pour le moment aller se ravitailler au centre-ville, est aussi nettoyé après chaque course. Les bornes de recharge devraient être installées cette semaine à l’aéroport dans l’aire d’attente des taxis et des nettoyeurs devraient se joindre à l’équipe de chauffeurs et d’hôtes déjà sur place.

Équité
Les rendements des Leaf, Tesla et des Kia Soul, tant à l’aéroport qu’en ville, surpassent toute attente. Plusieurs usagers sont déjà devenus des habitués de Téo et M. Petit espère pouvoir doubler la flotte d’ici septembre, trois mois plus tôt que prévu.

« Nous voulons passer à 110 taxis et engager encore plus de chauffeurs. Nous souhaitons aussi ajouter des femmes dans nos rangs. C’est un domaine qui leur est moins accessible dans le taxi traditionnel, à cause des horaires et des risques encourus », continue l’homme d’affaires.

Toutes les transactions pour une course Téo passent par l’application mobile, il n’y aura donc aucun argent comptant dans les voitures, diminuant ainsi le risque de cambriolages. De plus, les salaires plus élevés des chauffeurs, ainsi les horaires divisés en quart de huit heures rendent le travail plus attrayant, et pas seulement pour les femmes.

« J’ai une famille et des obligations et je ne peux plus travailler des nuits entières comme avant. J’ai travaillé dix ans comme chauffeur traditionnel avant et j’avais arrêté à cause des mauvaises conditions », raconte Hasad, qui est affecté à la flotte de l’aéroport cette semaine.

Marc Petit ajoute que tous les conducteurs seront éventuellement formés pour faire le circuit Montréal-Trudeau et que tous y seront affectés, dans le but de ne pas créer d’écart de qualification et de revenus entre les employés.