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Le port obligatoire de talons hauts interdit en Colombie-Britannique

Close up of female legs of worker standing near her office. The woman is wearing formalwear and shoes on high heels. She is holding a handbag. Copy space in left side Photo: Getty Images/iStockphoto

VICTORIA — Le gouvernement de Colombie-Britannique a interdit les codes vestimentaires qui exigent le port de souliers à talons hauts au travail, qu’il juge «discriminatoires».

La ministre du Travail Shirley Bond soutient que cet enjeu relève d’une question de santé et de sécurité.

À l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, le mois dernier, le chef du Parti vert de la province, Andrew Weaver, avait déposé un projet de loi d’initiative parlementaire proposant de rendre cette pratique de certains employeurs illégale.

Plutôt que d’adopter ce projet de loi, le gouvernement a amendé les dispositions en matière de chaussures dans la Loi sur les accidents de travail.

Selon un communiqué, les employeurs devront dorénavant s’assurer que les chaussures ne soient pas glissantes, préviennent les décharges électriques de même que les blessures aux muscles et aux os, en plus d’offrir un support adéquat et de protéger les chevilles.

La première ministre Christy Clark avance que cette nouvelle mouture de la réglementation vise à mettre fin à des pratiques discriminatoires et même dangereuses. Il revient à WorkSafeBC d’assurer sa mise en oeuvre, a-t-elle précisé.

L’agence provinciale responsable de la sécurité en milieu de travail est également chargée de développer des directives à l’intention des employeurs et employés d’ici la fin du mois.

La Commission ontarienne des droits de la personne avait statué, l’an dernier, que les employeurs qui contraignent leur personnel féminin à porter des chaussures à talons hauts, des chandails avec décolletés ou des jupes courtes pourraient porter atteinte au Code des droits de la personne.

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