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Élections: quel est le parti le plus vert?

Photo: Archives Métro

L’environnement devrait être important pour le prochain gouvernement du Québec, même si certains enjeux restent absents des programmes des différents partis.

C’est ce qui se dégage d’une analyse d’Équiterre sur les engagements électoraux en matière de changement climatique, de transport et d’agriculture des six partis politiques (PLQ, PQ, CAQ, QS, ON, PVQ).

Optimiste quant aux promesses, l’organisme souligne l’importance qu’accorde chaque parti à la réduction des gaz à effets de serre (GES).

«Il se dégage un consensus au Québec sur cette question, ce qui n’est pas le cas dans le reste du Canada et aux États-Unis», explique le coordonnateur général d’Équiterre, Sidney Ribaux.

Chiffré à 20% de réduction d’ici 2020, l’engagement libéral est le moins élevé des six. Les autres partis l’ont fixée à 25%, sauf Québec solidaire qui vise une réduction de 40% d’ici 2020 et 95% d’ici 2050.

«L’engagement libéral est déjà ambitieux pour l’Amérique du Nord, on est très content de voir les autres», se réjouit M. Ribaux.

Ces chiffres doivent servir d’objectifs pour guider toutes les décisions environnementales, croit-il, soulignant que plusieurs autres promesses ne sont pas chiffrées.

«Les partis n’auront pas d’autres choix que de prendre des actions importantes pour atteindre leurs objectifs», explique M. Ribaux.

Impossible, par exemple, de réduire les GES si rien n’est fait dans le transport, responsable de 43% des émissions.

Équiterre souligne l’absence de deux engagements «prioritaires» dans les programmes de chaque parti : les pesticides et les oléoducs.

Seul le Parti libéral s’est engagé à des réductions dans l’utilisation des pesticides chimiques. Le mutisme des autres partis est dénoncé par l’organisme qui note que l’Ontario et d’autres juridictions ont déjà resserré les règles en la matière.

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«On est aussi surpris et déçu qu’aucun parti n’aborde la question des pipelines», déplore Sydney Ribaux. Deux projets d’oléoducs de sables bitumineux, prévus pour acheminer du pétrole de l’Ouest canadien vers la côte Est américaine doivent passer par le Québec.

Il ne veut pas se mouiller quant au choix que devraient faire les électeurs. «Chacun devrait faire sa propre analyse et s’aider des différents outils disponibles, mais nous, nous ne sommes pas partisans», conclut M. Ribaux.

Pour les électeurs qui aimeraient connaître davantage les engagements des partis, un tableau comparatif est disponible sur le site d’Équiterre.

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