Legault trébuche encore sur les faillites
MASCOUCHE, Qc – Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) François Legault a dû rectifier le tir une deuxième fois, lundi, au sujet des faillites, après avoir affirmé que le fondateur de l’empire Québecor s’était retrouvé dans cette situation.
En répondant à des questions au sujet des dossiers de ses candidats au Bureau du surintendant des faillites, dimanche, M. Legault avait affirmé que Pierre Péladeau, décédé il y a 15 ans, avait déjà fait faillite.
En soirée, Quebecor Média a déclaré le contraire, dénonçant un «travestissement des faits pour des motifs électoraux».
Sur son compte Twitter personnel, un vice-président de l’entreprise, Serge Sasseville, s’était dit «choqué» par cette déclaration du chef caquiste.
Lors d’un point de presse, lundi, M. Legault a admis que M. Péladeau n’avait pas fait faillite. Le chef de la CAQ a expliqué qu’il faisait plutôt référence au lancement de deux quotidiens par M. Péladeau, des projets qui ont mal tourné.
«Je faisais allusion à ces deux échecs, je ne faisais pas allusion à une faillite personnelle», a-t-il dit, en refusant de reconnaître s’il s’agissait d’une erreur de sa part.
Dimanche, M. Legault avait aussi dû rectifier le tir à propos du nombre de ses candidats qui ont fait faillite.
En cette dernière journée avant le vote, la caravane de la CAQ fait activement campagne dans la Coueonne nord de Montréal, dans les circonscriptions du 450 où M. Legault entrevoit de chaudes luttes.
«Ça va être très serré, ça va être très serré, a-t-il dit. Nos indications nous montrent sur le terrain qu’on est capable d’avoir un gouvernement de la Coalition si le 450 vote pour nous. Et je pense qu’on a de bonnes chances que ça arrive et c’est pour ça que je vais mettre toutes nos énergies à assurer qu’on gagne le 450.»
Comme samedi, M. Legault poursuit sa trajectoire dans des circonscriptions qui avaient basculé dans le camp de l’Action démocratique du Québec (ADQ) lors de la vague de 2007.
Après Masson, la caravane a fait un arrêt à Sainte-Thérèse, dans Groulx, avant de mettre le cap sur Saint-Jérôme, Saint-Eustache, Mirabel, Terrebonne, des secteurs représentés par le PQ avant la dissolution de l’Assemblée nationale, il y a 33 jours.
Le chef caquiste retourne à Laval, où les libéraux ont fait un score parfait en 2008 et où l’ADQ, maintenant fusionnée à la CAQ, n’a jamais réussi à percer.
De chaudes luttes à trois sont à prévoir sur l’île, notamment dans Fabre et Laval-des-Rapides, où la CAQ présente deux candidates vedettes, Dominique Anglade et Maud Cohen.