Pas de débat des chefs en français au Nouveau-Brunswick
FREDERICTON — Les projets de débat des chefs en français ont été abandonnés au Nouveau-Brunswick, libéraux et conservateurs s’accusant mutuellement d’être responsables de la situation. Même le premier ministre du Québec a exprimé sa déception.
Radio-Canada Acadie a annulé ses plans après que le chef du Parti progressiste-conservateur, Blaine Higgs, a déclaré qu’il ne pouvait débattre en français, mais qu’un autre candidat pourrait le remplacer.
Les libéraux ont répliqué que seuls les chefs pouvaient débattre entre eux.
Denis Robichaud, producteur exécutif de Radio-Canada Acadie, affirme que plusieurs solutions ont été présentées, mais que les libéraux ne voulaient qu’un débat des chefs.
M. Higgs dit qu’il travaille fort pour apprendre le français, mais que sa maîtrise de la langue de Molière n’est pas assez fluide pour prendre part à un débat. Il ajoute ne pas comprendre pourquoi les libéraux ne seraient pas d’accord pour qu’un autre candidat le remplace.
M. Robichaud dit que la suggestion d’un forum populaire comportant des questions du public en anglais et en français a suscité des plaintes de divers groupes francophones, qui souhaitaient un débat uniquement francophone.
Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a exprimé son opinion vendredi en déclarant qu’il est regrettable qu’il n’y ait pas de débat francophone au Nouveau-Brunswick, soulignant qu’il participera à un débat uniquement en anglais au Québec. Il soutient que la communauté acadienne «est une partie importante du Canada francophone».