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Couillard ne regrette pas la motion «bonjour/hi»

Couillard ne regrette pas la motion «bonjour/hi»
Photo: Ryan RemiorzRyan Remiorz / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Le chef libéral Philippe Couillard ne «regrette pas du tout» la motion controversée du «bonjour/hi», qui a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale, même s’il la qualifie d’«incident».

Cette controverse est ressurgie lundi soir au débat télévisé en anglais des chefs des grands partis, une première au Québec.

Rappelons que le Parti québécois avait fait adopter une motion, coparrainée par le premier ministre Philippe Couillard, qui invitait «tous les commerçants et tous les salariés qui sont en contact avec la clientèle locale et internationale de les accueillir chaleureusement avec le mot « bonjour »», plutôt que le «bonjour/hi» qui tend à se répandre notamment dans la région métropolitaine de Montréal.

Cette motion controversée avait heurté la sensibilité de la communauté anglophone au Québec.

Tous les chefs présents au débat de lundi soir, M. Couillard, le chef péquiste Jean-François Lisée, le caquiste François Legault et Manon Massé, de Québec solidaire, ont dû justifier leur vote.

Au débat, M. Couillard en a parlé comme d’un «incident», mais dans le point de presse qui a suivi, il a dit qu’il ne «regrette pas du tout» cette motion.

«C’est un événement politique qui a eu de l’importance» ou «un incident, quel est le problème avec ça?», a-t-il affirmé.

Il a déclaré que cette motion «indiquait la possibilité de vivre ensemble en français au Québec, où la langue française est la langue commune et la langue officielle, et où également les Québécois d’autres origines ont leur place».

Le chef péquiste Jean-François Lisée se disait plutôt content d’avoir exposé par cette motion que les libéraux étaient «hypocrites» en jouant différemment sur deux tableaux, selon qu’ils sont devant l’électorat francophone ou anglophone.

«Ils votent la motion pour leur électorat francophone et ensuite ils en ont honte et ils disent le contraire devant leur électorat anglophone. Ça, ce n’est pas de l’honnêteté, je crois que tous les citoyens ont droit à l’honnêteté.»

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