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Greta Thunberg doit être invitée à l’Assemblée nationale, réclament des militants

Greta Thunberg doit être invitée à l’Assemblée nationale, réclament des militants
Photo: Josie Desmarais/MétroDes groupes écoligistes et les organisateurs de la grève pour le climat du 27 septembre appellent à ce que Greta Thunberg soit entendue à l’Assemblée nationale.

La jeune militante pour le climat Greta Thunberg doit être invitée à l’Assemblée nationale, selon les organisateurs de La Planète s’invite au parlement. Ceux-ci estiment que le gouvernement Legault doit écouter celle qui est devenue une «figure d’autorité morale» sur la question climatique.

Greta Thunberg fait la grève pour le climat depuis plus d’un an. Elle a confirmé, le 8 septembre dernier, qu’elle se joindrait au volet montréalais de la grève pour le climat du 27 septembre. Selon le porte-parole de La Planète s’invite au parlement, François Geoffroy, l’adolescente de 16 ans n’a pas choisi Montréal pour rien.

«C’est à Montréal qu’a eu lieu la plus grande manifestation étudiante au monde, le 15 mars dernier», a-t-il lancé lors d’une conférence de presse, mardi.

Pour les organisateurs de la grève pour le climat, la présence de la jeune militante suédoise «n’est pas une coïncidence». Les militants souhaitent maintenant «relayer son message» lors de la grève, qui doit accueillir cette année une bonne partie de la société civile.

Les groupes présents mardi appellent à ce que Greta Thunberg soit entendue à l’Assemblée nationale. L’activiste et metteur en scène Dominic Champagne accuse le gouvernement du premier ministre François Legault de «tergiverser» sur la question.

«Le premier ministre dit que ce n’est pas tout à fait l’affaire du gouvernement d’inviter [Greta Thunberg] à s’adresser à l’Assemblée nationale. Je pense qu’il devrait avoir la noblesse de l’entendre», a avancé celui qui est aussi derrière le Pacte pour la transition.

M. Legault n’exclut pas une visite, mais «la décision relève de l’Assemblée nationale du Québec», confie l’attaché de presse du premier ministre, Ewan Sauves. «Son président, François Paradis, mène présentement des vérifications. Nous allons attendre sa décision.»

Le premier ministre se dit «disposé à rencontrer Mme Thunberg à son cabinet de Montréal, le 27 septembre, si celle-ci est disponible».

«[Greta Thunberg] lance un cri d’appel que je veux relayer aujourd’hui: rejoignez-nous» – Dominic Champagne

Grève sociale

Pour les organisateurs, le 27 septembre sera l’occasion d’attirer l’ensemble de la société civile, pas seulement la base étudiante. Le collectif La Planète s’invite au parlement appelle à «arrêter la machine pour 24 heures».

«Je pense que tout le monde doit sortir le 27 septembre», a avancé M. Champagne.

Le porte-parole de La Planète s’invite à l’université, Louis Couillard, soutient que «les jeunes ne sont plus seuls». Les manifestations pour le climat du 15 mars avaient principalement attiré une base étudiante.

Comme Métro le rapportait la semaine dernière, de nombreux groupes des milieux syndicaux, communautaire et de la santé comptent se présenter le 27 septembre. Le recrutement se poursuit d’ailleurs.

Parmi ces groupes, sept syndicats et 400 organismes. Ceux-ci sont regroupés sous les bannières de collectifs comme La Planète s’invite dans le communautaire et La Planète s’invite au travail.

«Les syndicats ont le pouvoir de forcer une transition vers une environnement sain», a affirmé François Geoffroy.

Le porte-parole du collectif environnemental ajoute que «de plus en plus de petits commerces annoncent qu’ils vont soutenir la cause».

«Plusieurs autres syndicats» souhaite encore tenir des votes de grève en vue du 27 septembre, selon lui.