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16:44 5 juin 2020 | mise à jour le: 5 juin 2020 à 16:44

François Legault s’attaque à la «partisanerie» des libéraux

François Legault s’attaque à la «partisanerie» des libéraux
Photo: Philippe Ruel/MétroLa position du premier ministre, François Legault, est très dommageable, selon le CIMM.

S’il se dit toujours ouvert à réviser certains aspects de son projet de loi de relance économique, le premier ministre François Legault s’impatiente. Il a écorché vendredi l’attitude en chambre du Parti libéral du Québec (PLQ) et de sa nouvelle chef, Dominique Anglade.

Aux yeux de M. Legault, le premier groupe d’opposition fait de la «partisanerie» dans le dossier du projet de loi 61. Présenté cette semaine, cette mesure vise à «accélérer» plus de 200 projets d’infrastructure en éliminant certains délais législatifs.

«Je trouve ça malheureux, la réaction de Dominique Anglade et du Parti libéral sur notre projet de loi», a souligné M. Legault.

«Il me semble qu’on a des bonnes discussions avec Québec solidaire et le Parti québécois. Mais le PLQ fait de la partisanerie sur le dos des travailleurs de l’industrie de la construction.» – François Legault

La veille, les partis d’opposition y étaient allés d’un tir groupé contre le projet de loi 61. Selon eux, plusieurs dispositions du document donnent trop de libertés au gouvernement caquiste.

Le porte-parole libéral pour le Conseil du trésor avait notamment évoqué un «danger pour le contribuable».

Legault critique la gestion de Bombardier

De passage en Estrie, le premier ministre a aussi déversé son fiel sur le PLQ dans le dossier Bombardier.

L’entreprise québécoise, qui traverse des turbulences depuis plusieurs années, a procédé vendredi à l’abolition de quelque 2500 postes.

«Rappelons nous la mauvaise gestion du PLQ, lorsqu’il a versé une aide de 1,3 M$» à la C Series de Bombardier, a tonné M. Legault.

Plus tôt dans la journée, le ministre des Finances Eric Girard s’était montré ouvert à un nouvel investissement d’aide dans l’entreprise aréonautique.

«Si on devait investir, on s’assurerait que les dirigeants ne se paient pas des salaires odieux et qu’il y ait des garanties d’emploi», a évoqué le premier ministre en après-midi.

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