Saint-Laurent

2 500 emplois abolis chez Bombardier Aviation

Bombardier
Photo: Archives/TC Media

Plusieurs géants ont été frappés de plein fouet par la pandémie et c’est maintenant le tour de Bombardier, dont le siège social est basé Montréal. Environ 2 500 emplois de sa division aviation seront abolis.

La baisse des livraisons d’avions d’affaires dans l’ensemble de l’industrie évaluée à 30% sur un an a forcé Bombardier à prendre cette décision.

«La majorité de ces réductions toucheront les activités manufacturières au Canada et elles seront effectuées progressivement pendant l’année 2020», indique-t-on par voie de communiqué.

Cette mesure représente une charge spéciale de 40 M$ pour l’année 2020. L’entreprise qui compte 60 000 employés présentera ses perspectives de marché à la publication de ses résultats financiers pour le deuxième trimestre le 6 août.

En point de presse vendredi matin, le ministre des Finances Eric Girard a rappelé que le domaine de l’aviation est possiblement le plus touché par la crise sanitaire.

«Ce que je veux, c’est qu’il y ait des emplois au Québec. Si Bombardier a besoin d’aide supplémentaire, c’est le ministre de l’Économie [Pierre Fitzgibbon] qui va voir à ça, et je suis ouvert à ça», a-t-il souligné.

Le premier ministre François Legault s’est aussi dit ouvert, en autant que Bombardier accepte certaines garanties d’emploi.

À Ottawa, le premier ministre Justin Trudeau a convenu de la «crise» à laquelle font face les lignes aériennes. «Les jets privés ont moins d’acheteurs ces temps-ci», a-t-il illustré.

Dénoncée

Le Syndicat des Machinistes, qui représente 717 des 2 500 travailleurs remerciés, peine à comprendre la décision de Bombardier, qui ne s’est pas prévalu de la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC).

«Il aurait été préférable que l’avionneur fasse preuve d’une plus grande ouverture envers ses employés en ces temps difficiles», a indiqué le coordonnateur québécois du Syndicat des Machinistes, David Chartrand.

«Cette décision est difficile à comprendre et à accepter», renchérit le président de la Section locale 712 du syndicat, Yvon Paiement.

Le premier ministre Trudeau a invité Bombardier à utiliser les mesures mises en place par Ottawa. «On va s’assurer que ces différentes compagnies aient l’opportunité d’aider leurs travailleurs», a souligné l’élu libéral.

– Avec François Carabin

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