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12:00 14 août 2020 | mise à jour le: 14 août 2020 à 16:50 temps de lecture: 3 minutes

Le statut de certains «anges gardiens» régularisé

Le statut de certains «anges gardiens» régularisé
Photo: Alice Chiche / MétroOttawa va donc offrir la résidence permanente à ces «anges gardiens» ainsi qu’à leurs familles.

Les «anges gardiens» ayant travaillé dans le domaine de la santé pendant la pandémie seront régularisés, a annoncé vendredi Marco Mendicino, ministre de l’Immigration fédéral.

Ottawa va donc offrir la résidence permanente à ces demandeurs d’asile ainsi qu’à leurs familles.

Il s’agit d’une «mesure exceptionnelle» pour un contexte de pandémie qui l’est tout autant, a indiqué le ministre fédéral en conférence de presse.

Pour être candidats au Programme spécial des demandeurs d’asile en période de COVID-19 (PSDAPC), les demandeurs d’asile devront tout de même respecter certains critères.

Tout d’abord, leur demande d’asile devra avoir été déposée avant le 13 mars 2020.

Également, ils devront avoir eu un emploi «relié à la prestation de soins directement aux patients» entre le 13 mars et le 14 août 2020, a indiqué la ministre de l’Immigration Nadine Girault par communiqué.

De plus, les candidats pour ce programme devront démontrer une expérience de six mois dans le milieu de santé.

«Les candidats doivent avoir un certificat de sélection du Québec» s’ils postulent dans la province, a aussi dit le ministre fédéral.

Le ministre de l’Immigration a fait l’annonce de ce «programme pancanadien» dans les locaux d’Immigration Canada, à Montréal, dans une salle dédiée entre autres aux cérémonies pour les nouveaux citoyens canadiens.

Malgré l’absence de son homologue fédérale Nadine Girault au point presse, le ministre Mendicino a souligné l’«excellente collaboration» avec Québec.

Cette dernière a souligné que le programme «vise à remercier les personnes ayant fait une demande d’asile […] qui ont prodigué des soins directs à la population pendant la pandémie en facilitant l’obtention de leur résidence permanente».

«Ainsi, les personnes qui attendent une décision quant à leur statut de réfugié et celles dont la demande a été refusée pourront se prévaloir du programme si elles satisfont à ses conditions», a-t-elle ajouté.

Cette annonce concerne seulement ceux que l’on appelle les «anges gardiens» c’est-à-dire les préposés aux bénéficiaires, les infirmiers, les aides-soignants.

Dans son «programme pancanadien», Ottawa a écarté d’ouvrir les candidatures à d’autres demandeurs d’asile qui ont travaillé dans d’autres secteurs.

Une annonce décriée

Dans un communiqué de presse, l’association Solidarité sans frontière décrit «un critère d’accessibilité très étroit » éliminant de facto des milliers de candidats à ce programme.

« Les résidents sans-papiers, les travailleurs agricoles, les aidants naturels, les étudiants internationaux, ainsi que les réfugiés travaillant dans les CHSLD dans d’autres emplois comme les services de conciergerie, ou dans d’autres secteurs, sont tous exclus du programme» – Solidarité sans frontière

«Votre programme de régularisation nous a déçus, M. Mendicino et Mme Girault. Nous nous attendions à une reconnaissance pour tout le monde», a dit Samira, une réfugiée refusée qui est présentement sans papier, dans un communiqué.

Plusieurs manifestations ont eu lieu à Montréal dans les dernières semaines pour demander la régularisation de tous les demandeurs d’asile et des personnes sans papier.

 

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