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21:18 22 septembre 2020 | mise à jour le: 22 septembre 2020 à 21:56 temps de lecture: 3 minutes

Débat à la chefferie du PQ: déjà des plans pour les élections de 2022

Débat à la chefferie du PQ: déjà des plans pour les élections de 2022
Photo: Gracieuseté/Parti québécoisDébat à la chefferie du PQ: de gauche à droite, Sylvain Gaudreault, Frédéric Bastien, Guy Nantel et Paul St-Pierre Plamondon

L’un des quatre candidats à la chefferie du PQ mènera en 2022 la campagne électorale de sa formation. Frédéric Bastien, Sylvain Gaudreault, Guy Nantel et Paul St-Pierre Plamondon ont tous une recette pour relancer le parti en vue d’un scrutin.

En fin de course à la direction, les candidats à la succession de Jean-François Lisée ont profité du dernier de trois débats péquistes, mardi, pour présenter leur plan électoral.

Des plans variés

Fidèle au discours qu’il a adopté depuis le début de cette longue course – rallongée par la pandémie –, M. Bastien a mis de l’avant son objectif de «mettre les fédéraux sur la défensive», notamment en renégociant la Constitution du Canada.

«Couchez, les Québécois!, c’est ça qu’il nous a dit, M. Trudeau», a illustré l’historien, en référence à l’attitude du premier ministre fédéral, Justin Trudeau, sur la Constitution.

Seul député parmi les quatre candidats, Sylvain Gaudreault a, de son côté, insisté sur la nécessité d’avoir un chef au Parlement dès 2020. Il vise ensuite le lancement dès octobre de «neuf chantiers sur neuf thèmes» pour répondre aux questions des Québécois sur l’indépendance.

À plus long terme, et pour 2022, l’élu péquiste vise à faire du Québec «le premier pays vert à faire son entrée à l’ONU».

«J’espère qu’à la maison vous réalisez que la campagne 2022 va porter sur l’indépendance», a quant à lui lancé l’avocat de formation Paul St-Pierre Plamondon.

À ses yeux, le Parti québécois a l’obligation de donner à la campagne un souffle de renouveau. «Ça va être le fun», a-t-il souligné.

Guy Nantel affirme être la réelle image du changement au parti, qui a perdu des milliers d’appuis en 2018.

«À l’heure des choix, demandez-vous qui, ici, est le mieux outillé pour faire en sorte que le Parti québécois va sortir de sa position de marginalité. Qui François Legault ne veut pas voir dans sa face en 2022?» a lancé l’humoriste.

Quelques jours encore

La permanence du parti a organisé cet été trois débats des candidats. Tous étaient diffusés en ligne. Celui de mardi soir vient conclure la tournée.

Les membres du parti, tout comme les sympathisants, auront cinq jours pour voter, début octobre. C’est le 9 octobre qu’ils connaîtront le nom de leur nouveau chef, à la suite de plusieurs tours de vote.

Les aspirants perdants auront jusqu’au 16 octobre pour contester le résultat du vote.

Le prochain leader, le 10e de l’histoire de la formation, remplacera Jean-François Lisée, vaincu dans sa propre circonscription le soir de l’élection qui a porté au pouvoir la Coalition avenir Québec.

C’est le député Pascal Bérubé qui a assuré l’intérim. On ne sait toujours pas s’il gardera ses fonctions de chef parlementaire advenant la sélection d’un nouveau leader non élu. Seul Sylvain Gaudreault est député parmi les quatre candidats.

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