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17:50 17 novembre 2020 | mise à jour le: 17 novembre 2020 à 17:53 temps de lecture: 2 minutes

Le nouveau plan pour la souveraineté de Catherine Fournier

Le nouveau plan pour la souveraineté de Catherine Fournier
Photo: Archives MétroCatherine Fournier

Pour faire l’indépendance, le Québec a plus que jamais besoin d’indépendance… politique. C’est ce qu’argue la députée indépendante Catherine Fournier, qui, plus d’un an et demi après avoir claqué la porte du Parti québécois, lance son propre mouvement pour la souveraineté du Québec.

Ça s’appelle le «projet Ambition Québec» (PAQ). Fruit d’une réflexion politique et personnelle de vingt mois, le manifeste d’une centaine de pages rassemble les nouveaux arguments souverainistes de la politicienne et d’une dizaine d’autres signataires. Objectif premier: s’émanciper du discours partisan.

«La partisanerie bloque la voie souverainiste. Ça fait en sorte que les partis s’affrontent plutôt que de travailler ensemble», souligne Mme Fournier en entrevue avec Métro.

Il est donc hors de question, soutient la signataire du PAQ, d’en faire un parti politique.

«Ni maintenant, ni jamais», martèle celle qui hésite encore à se présenter aux prochaines élections générales, en 2022.

«Les partis politiques vont parler d’indépendance à un cercle de moins en moins convaincu et mobilisé.» – Catherine Fournier

À l’Assemblée nationale, le Parti québécois, autrefois l’unique véhicule de l’option souverainiste, a été relégué au rang de troisième opposition. Le parti au pouvoir, la Coalition avenir Québec, se targue d’être une option nationaliste, sans évoquer une troisième campagne référendaire.

«Souveraineté citoyenne»

Ce détachement de l’establishement politique ne sera guéri qu’en construisant les bases d’un dialogue citoyen «inclusif», atteste Catherine Fournier.

«On veut rapprocher le pouvoir du citoyen, à la différence de présenter la souveraineté sous l’axe étatique», affirme la députée de Marie-Victorin. Elle donne d’ailleurs l’exemple des comités de citoyens québécois, qui, au courant des années 1960 et 1970, ont fait mousser les arguments d’émancipation de la classe ouvrière, presque entièrement francophone.

«En 2012, [durant le Printemps érable], il y avait eu certaines expériences qu’on espère réactiver», ajoute Mme Fournier.

«Lorsque la population bouge, le politique finit par bouger.» – Catherine Fournier

L’équipe d’Ambition Québec lancera officiellement son manifeste jeudi.

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