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10:40 3 mars 2021 | mise à jour le: 3 mars 2021 à 12:54 temps de lecture: 2 minutes

La relance économique passe par les exportations, selon la CAQ

La relance économique passe par les exportations, selon la CAQ
Photo: Le Flambeau - Archives Mario BeauregardLe Port de Montréal, vu de loin

L’avenir est à l’exportation, affirme le gouvernement de François Legault. En sortie de crise, Québec veut voir les exportations grimper à 50% du produit intérieur brut (PIB) provincial.

C’est l’objectif principal du gouvernement caquiste, qui présentait mercredi son Plan d’action pour la relance des exportations (PARE). Selon le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, celui-ci permettra de «récupérer le terrain perdu sur les marchés extérieurs».

Au total, c’est 18 G$ que souhaite gagner le gouvernement du Québec par rapport aux niveaux pré-pandémie.

Déjà, cette année, impact inévitable de la pandémie, le marché exportateur du Québec a perdu des plumes.

«On parle d’une baisse d’à peu près 8% par rapport à l’année passée», a confirmé mercredi le ministre Fitzgibbon. Selon lui, la province est capable de revenir à la normale «d’ici douze mois».

Dans sa mise à jour économique de novembre, le ministère des Finances prévoyait un recul de 6% du PIB réel au Québec.

Un plan, dix volets

Le nouveau PARE en coûtera 503 M$ sur cinq ans au gouvernement du Québec. La moitié doit provenir du portefeuille gouvernemental et l’autre, d’Investissement Québec. Le plan comporte dix «actions stratégiques», censées faciliter le gonflement immédiat des exportations québécoises.

La ministre des Relations internationales, Nadine Girault, mettra sur pied dans les prochains mois des «stratégies territoriales» censées concrétiser l’avancement du PARE. Premier client? Les États-Unis.

«C’est notre premier partenaire commercial», a-t-elle indiqué.

Chez les voisins du sud, le nouveau président Joe Biden poursuit les politiques protectionnistes américaines observées depuis quatre ans. À la fin du mois de janvier, le chef d’État signait un décret renforçant le Buy American Act, cette loi élaborée dans les années 1930, et qui vise à favoriser l’achat de produits locaux pour tout contrat public.

«Il y a beaucoup de secteurs d’expertise dont l’électrification des transports, les énergies renouvelables, l’hydrogène vert dont on peut profiter malgré le protectionnisme qu’on va voir aux États-Unis», a signifié Mme Girault, mercredi.

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