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11:06 4 mai 2021 | mise à jour le: 4 mai 2021 à 16:34 temps de lecture: 3 minutes

Un groupe d’action gouvernemental pour appliquer les recommandations du rapport Laurent

Un groupe d’action gouvernemental pour appliquer les recommandations du rapport Laurent
Photo: Josie Desmarais/MétroLe ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant

Le gouvernement de François Legault place les conclusions de la commission Laurent au sommet de son cahier de tâches. Il met sur pied un groupe d’action «interministériel» pour s’assurer de ne pas tabletter le rapport final des commissaires.

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, en a fait l’annonce mardi. Plusieurs ministères seront de la partie, a soutenu l’élu caquiste, qui en assurera la présidence.

«Notre travail, ça va être de prioriser les recommandations et de voir lesquelles méritent d’être incluses dans un projet de loi.» – Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux

La Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, présidée par Mme Laurent, a procédé lundi au dépôt de son rapport final. Le document de plus de 500 pages exhorte Québec à apporter «des ajustements majeurs» aux services destinés aux jeunes, comme aux familles. En plus de demander l’instauration d’un poste de commissaire au bien-être et aux droits des enfants, il suggère à l’État d’adopter un «virage prévention» majeur.

«C’est à nous d’y donner suite», a convenu mardi le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, qui accompagnait Lionel Carmant en conférence de presse.

Une loi vieille de 40 ans

La Loi sur la protection de la jeunesse, qui est vieille de 40 ans, nécessite des ajustements, a par ailleurs signifié Régine Laurent, lundi. La commission propose d’y ajouter un préambule, dans lequel serait inscrit une nouvelle «Charte des droits de l’enfant».

Déjà, Lionel Carmant a fait entendre ses intentions de modifier la loi. À la mi-mars, il mandatait par ailleurs une nouvelle directrice nationale de la protection de la jeunesse, tel que suggéré par Régine Laurent dans des recommandations préliminaires.

«Il faut s’assurer que les enfants ne soient pas ballotés d’un milieu à l’autre de façon exagérée», a souligné le ministre, lorsque interrogée sur les intentions premières de son futur projet de loi. La mise sur pied d’un commissaire pourrait elle aussi passer par une modification législative.

«On va voir de quelle façon on va le faire. Est-ce qu’il va falloir l’inscrire dans le projet de loi, avoir une loi particulière?», s’est interrogé le député de Taillon.

Les travaux de la commission Laurent, créée dans la foulée de la mort d’une fillette à Granby, auront finalement duré deux ans. La plupart des actions à entreprendre sont maintenant entre les mains du gouvernement de François Legault, qui avait promis en 2019 qu’il y aurait un «avant» et un «après» Granby.

À plusieurs reprises, le ministre Carmant a réitéré qu’il ne voulait en aucun cas «tabletter» le rapport final.

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