La modulation des droits de scolarité à l’étude
Le gouvernement de Pauline Marois ouvre la porte à la modulation des droits de scolarité.
Au Sommet sur l’enseignement supérieur, il a décidé de mettre sur pied un comité d’experts qui serait chargé d’examiner la politique de financement des universités. Il devra entre autres étudier la possibilité de moduler les droits de scolarité.
Le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, s’est réjoui de cette ouverture. «On ne peut pas se permettre d’avoir 18 universités de calibre international, a-t-il dit. Un moment donné, il faut penser au bien commun.»
La modulation des droits de scolarité compromettrait l’accessibilité aux études universitaires, d’après le recteur de l’Université du Québec à Montréal, Robert Proulx. Il a indiqué qu’il est urgent d’investir rapidement des fonds dans le réseau universitaire.
Tout comme les associations étudiantes et les syndicats, la Fédération québécoise des professeurs d’université (FQPPU) entend s’opposer à la modulation des droits de scolarité. «Ça nous apparaît comme un recul, a dit Michel Umbriaco de la FQPPU. On pense qu’on n’a pas besoin de cela dans une société moderne.
La Fédération étudiante universitaire du Québec a demandé que les frais obligatoires institutionnels soient examinés par le comité d’experts, qui devrait selon elle comprendre des universitaires.
Plusieurs recteurs ont salué l’engagement du gouvernement d’accorder un financement stable des universités, mais ils ont questionné la pertinence des compressions budgétaires de 250M$ qui leur sont imposées. Le Parti libéral du Québec et la Coalition Avenir Québec ont enjoint le gouvernement d’annuler ces coupures. La première ministre a indiqué qu’elle n’est pas en mesure de les annuler, que c’est un mauvais moment à passer. Elle a fait savoir qu’elle était en discussion avec tous les recteurs et que des aménagements sont possibles pour atténuer les effets.