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05:00 18 mai 2021 | mise à jour le: 18 mai 2021 à 16:03 temps de lecture: 4 minutes

Le livre blanc pour une relance verte d’Écotech Québec

Le livre blanc pour une relance verte d’Écotech Québec
Photo: Getty Images/iStockphotoLes tenants de l’architecture durable ont pour préoccupation de construire des bâtiments respectueux de l’environnement et de l’écologie.

L’organisme «représentant la grappe des technologies propres», Écotech Québec, lance un Livre blanc pour une relance verte dans le cadre de la Semaine de l’économie verte qui se déroule du 17 au 21 mai.

Dans une perspective de relance post-pandémie, Écotech Québec propose «15 actions réalistes et réalisables» pour favoriser le développement et l’adoption de technologies propres, essentielles à la relance verte du Québec et à la transformation positive de notre économie.

Les différentes mesures touchent plusieurs domaines dont le financement, la cohérence et la complémentarité des actions, le déploiement à grande échelle des technologies propres ou même la recherche et l’innovation.

«Ce Livre blanc vise à préparer le Québec pour un avenir plus vert, plus innovant et plus résilient.» – Écotech Québec

L’effort national dans le domaine de la promotion des technologies propres doit être coordonné explique l’organisme.

Écotech Québec propose donc de créer un secrétariat relevant directement du ministère du Conseil exécutif du gouvernement du Québec pour concentrer et accélérer les mesures en matière de relance verte.

«Le Secrétariat à l’économie verte serait responsable notamment de l’exemplarité de l’État. La création d’un secrétariat enverra un signal politique fort et clair sur la nécessité d’une plus grande cohésion et cohérence.»

Le volet de la cohérence et la complémentarité des actions d’Écotech Québec semble intéressant pour le professeur au département des sciences économiques de l’ESG-UQAM, Charles Séguin.

«Mettre en contact différents secteurs disparates et faciliter leurs échanges de technologies, de concepts ou même d’idées contribue à l’effort commun, explique-t-il. On l’a expérimenté pendant la pandémie, on a vu des choses inattendues où des entreprises dont le secteur n’avait rien à voir avec la pandémie se sont mises à faire des masques et autres.» – Charles Séguin, Professeur au département des sciences économiques de l’ESG-UQAM

Sur la proposition de développer de nouveaux protocoles de crédits compensatoires concernant les GES, le professeur est plus sceptique. Élargir cet octroi est parfois contre-productif.

«Le gouvernement du Québec est prudent à l’égard des crédits compensatoires car des gens en obtenaient pour avoir fait des choses qui auraient été faites de toute façon ou qui n’ont pas vraiment amené à des réductions de GES. On a actuellement un bon contrôle des secteurs où l’on peut établir de manière crédible qu’il y aura de véritables réductions de GES. L’approche prudente du gouvernement est justifiée jusqu’à maintenant et il faudrait faire attention de ne pas approuver trop vite d’autres secteurs dont on n’a pas le contrôle notamment à l’extérieur des frontières du Québec.»

Écotech aimerait que l’on bonifie les programmes d’appui à la recherche et au développement, comme le programme Innovation.

«La bonification de ces programmes aideront les entreprises à investir davantage en innovation, ce qui stimulera du même coup l’économie innovante au Québec.» – Livre blanc pour une relance verte

Les organismes publics et parapublics devraient faire plus d’acquisitions écoresponsables. «L’intégration des critères de performance écoresponsables dans les processus d’appels d’offres publics est un prérequis», évoque notamment le livre blanc.

De plus, Écotech propose la mise en place d’un programme de mise en valeur de technologies propres pour chaque nouvel investissement des organismes publics et parapublics, comme c’est le cas pour les arts. En effet, tout projet de construction de plus de 150 000$ entrepris par le gouvernement ou d’autres organismes subventionnés par l’État doit réserver un budget de 1% pour l’achat d’œuvres d’art.

«Ainsi, pour chaque nouvel investissement d’organismes publics et parapublics, un certain pourcentage (quota) serait réservé pour la mise en valeur de technologies propres développées par des PME d’ici qui ne peuvent répondre à l’ensemble des critères des appels d’offres.» – Livre blanc pour une relance verte

L’organisme explique que ses recommandations sont applicables et déployables rapidement en réorientant, pour la plupart, les financements déjà existants.

Les technologies propres regroupent des innovations, des produits, des services, des procédés et des systèmes qui permettent à son utilisateur d’améliorer son efficacité tout en diminuant ses impacts environnementaux.

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