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Amita Kuttner veut aider à reconstruire le Parti vert du Canada

Le chef intérimaire du Parti vert Amita Kuttner. / Josie Desmarais/Métro Photo: Josie Desmarais

Comment reconstruire le Parti vert du Canada après le désastre d’Annamie Paul? Dr Amita Kuttner a levé la main pour cette tâche difficile. Fraîchement élu chef par intérim, Amita Kuttner est à la fois la première personne d’origine asiatique à occuper cette fonction, le plus jeune dirigeant et le premier leader transgenre non-binaire d’un parti représenté à la Chambre des communes du Canada.

Porter tous ces chapeaux est une grande responsabilité pour Amita Kuttner, âgé de seulement 31 ans. «Ça fait beaucoup de communautés à représenter. Je pense être l’introduction, pour beaucoup de gens, aux personnes transgenres et être la voix de la jeunesse», souligne-t-il. 

Kuttner espère inspirer d’autres personnes qui se reconnaissent en lui à s’impliquer en politique. «Je veux aussi représenter les idées et les politiques qui sont pertinentes», dit-il.

Astrophysicien de formation et expert des trous noirs, Amita Kuttner a toujours fait de la cause climatique son cheval de bataille. En 2005, sa mère a été tuée et son père grièvement blessé dans une coulée de boue après que leur maison de North Vancouver a été écrasée.

C’est notamment pourquoi il prône des mesures pour lutter contre les inondations et les changements climatiques. 

Optimiste, M. Kuttner pense qu’il est encore possible de sauver la planète et d’y vivre «pour des centaines d’années» si on transite vers un mode de vie vraiment durable. D’ailleurs, avant de se lancer en politique, il a cofondé le Moonlight Institute. Cette organisation sans but lucratif explore les moyens de s’adapter à la crise climatique. 

Guérir et reconstruire le parti

La défaite cuisante de l’ex-cheffe des Verts Annamie Paul n’a pas été une grande surprise pour Amita Kuttner. Il s’était d’ailleurs présenté contre elle lors de la dernière course à la chefferie du parti.

Mme Paul a passé l’essentiel de la dernière campagne électorale dans sa propre circonscription, Toronto-Centre. Elle a finalement terminé en quatrième place. L’ex-cheffe a officiellement démissionné au début du mois d’octobre et a remis sa carte de membre avant de partir.

Rappelons que Annamie Paul a été au cœur d’un conflit interne. Elle s’est retrouvée devant les tribunaux contre son propre parti, particulièrement l’aile québécoise, qui contestait la validité d’un arbitrage empêchant les Verts de renvoyer leur cheffe contestée.

«C’est seulement quelques personnes qui avaient des problèmes, et des problèmes depuis longtemps, avant même l’arrivée d’Annamie. Nous devons résoudre ces choses, mais je pense que ça va aller», souligne le chef intérimaire. 

Amita Kuttner se retrouve temporairement à la tête d’un parti déchiré par des querelles internes. Et si deux députés verts ont été élus, le soutien populaire du parti a chuté lors des dernières élections. 

Toutefois, il assure que ces conflits n’impliquent pas les membres. Il souhaite convaincre des Québécois à devenir partisans des Verts durant «cette période de transition et de renouveau». «C’est le moment de rebâtir et de redémarrer et c’est mon invitation», dit-il. 

«Mais avec tous ceux qui ont arrêté de nous soutenir en raison de ces problèmes, ça va prendre du temps pour leur montrer que nous changeons, que nous avons une structure à l’intérieur qui nous permet de grandir et d’avoir une fondation vraiment solide», poursuit-il.

D’ailleurs, Amita Kuttner ne souhaite pas se présenter à la course à la chefferie du parti. Celle-ci sera lancée au printemps 2022. En effet, il préfère aider à l’organisation de la course afin d’éviter de répéter des erreurs du passé. «Je ne peux pas aider à la course et être candidat. Après la dernière course, j’ai vu beaucoup de choses et je veux aider avec les règles», mentionne-t-il.

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