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Coupes aux CPE: Marois espère une voie de passage

Pierre Saint-Arnaud et Martin Ouellet - La Presse Canadienne

MONTRÉAL – La première ministre Pauline Marois se dit certaine qu’une «voie de passage» pourra être trouvée lors de la rencontre entre sa ministre de la Famille, Nicole Léger, et les responsables des services de garde au Québec relativement aux compressions de 56 millions $ annoncées la semaine dernière dans le réseau des centres de la petite enfance (CPE) et des garderies privées.

Ces compressions ont suscité une vive colère au sein du milieu des services à la petite enfance, qui y voit une trahison de la part du gouvernement Marois, qui avait pourtant promis de ne pas toucher aux services de garde lors du dépôt du budget Marceau l’automne dernier.

Mme Marois, qui était de passage à Montréal lundi, n’a rien fait pour rassurer les intervenants du milieu, si ce n’est que de dire que son gouvernement travaillera avec eux «pour trouver les meilleures façons de s’assurer du respect des budgets qui leur sont consacrés sans qu’il n’y ait de problèmes (pour) les enfants ou quoi que ce soit».

Mme Marois a ajouté que son engagement demeurait entier envers le réseau et elle a promis de défendre les services de garde au Québec.

Rappelant qu’une rencontre aura lieu cette semaine entre la ministre Léger et les responsables de services de garde, Mme Marois s’est dite certaine de trouver «une voie de passage qui va permettre de gérer de façon responsable les budgets et de les accompagner pour atteindre les objectifs, qui sont d’offrir des places aux enfants dans les services de garde».

La faute à la gouvernance-souverainiste

La députée libérale Danielle St-Amand accuse pour sa part le gouvernement du Parti québécois de saper le réseau des garderies pour mieux financer sa «gouvernance souverainiste».

Porte-parole de l’opposition en matière de famille, la députée de Trois-Rivières ne s’explique pas autrement la décision du gouvernement Marois de sabrer, à compter du 1er juillet, 37,9 millions $ dans le réseau des CPE et 18,3 millions $ dans les subventions aux garderies privées.

Mme St-Amand n’hésite pas à tracer un lien entre ces coupes et les propos tenus en fin de semaine dernière par le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, à l’effet que le gouvernement va utiliser des fonds publics pour alimenter sa stratégie de «gouvernance souverainiste» auprès d’Ottawa.

Manifestement, le gouvernement du PQ s’apprête à faire la promotion de son option nationale sur le dos des enfants et de leurs parents, a dit la fougueuse députée de la Mauricie en entrevue à La Presse Canadienne.

Mme St-Amand reproche aussi à la ministre Léger d’avoir été incapable de défendre auprès du Conseil du trésor le «joyau intouchable» que constitue, à son point de vue, le réseau des services de garde au Québec.

«Ce gouvernement a choisi de prendre l’argent des Québécois pour faire la promotion de la souveraineté alors qu’en même temps, il choisit de couper 56 millions $ dans l’ensemble du réseau. Le choix qu’ils ont fait, c’est de couper sur le dos des familles et des enfants du Québec pour faire la souveraineté», a pesté la députée libérale.

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