Réduire la dépendance au pétrole, c’est possible
J’ai assisté la semaine dernière au lancement du projet de la Vitrine du Québec sans pétrole du RNCREQ.
Ce projet du Regroupement des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) vise à démontrer qu’il existe partout au Québec des initiatives destinées à réduire notre dépendance au pétrole.
Ne perdons pas de vue qu’à cette dépendance correspondent 43 % de nos émissions de gaz à effet de serre (GES) pour le seul poste des transports. Coté budget, nous déboursons collectivement de 12 à 15 G$ par année pour l’achat d’hydrocarbures.
Pour nous aider à comprendre comment nous pourrions nous libérer de notre dépendance au pétrole, le RNCREQ a mis en ligne le site internet www.quebecsanspetrole.com.
Ce site présente une série d’initiatives réalisées aux quatre coins du Québec et réunissant toutes sortes d’organisations, d’entreprises et d’institutions qui ont mis la main à la pâte pour réduire leur consommation de pétrole, la pollution qui y est associée ainsi que leur facture énergétique.
Un exemple concret est celui de la petite municipalité de Causapscal, dans la vallée de la Matapédia. Au cours des dernières décennies, la foresterie a été la principale source de développement économique dans cette région, mais là comme ailleurs, cette industrie fait aujourd’hui face à des défis importants. Plusieurs acteurs de Causapscal ont donc travaillé au cours des dernières années à mettre sur pied une usine de biomasse, qui pourrait fournir en chaleur plusieurs des bâtiments du village.
Les résultats sont éloquents : l’utilisation de 500 tonnes de biomasse par année permet le chauffage de sept bâtiments, dont l’hôtel de ville, le centre sportif et l’église. Ce projet a aussi permis de couper de 50 % l’utilisation de mazout et de propane, en plus de réduire les GES de 250 tonnes par année. Tout ça en favorisant la création d’emplois locaux.
Qu’est-ce que la biomasse? C’est essentiellement l’utilisation de résidus de l’industrie forestière afin de les transformer en source d’énergie. Gérée de façon responsable, la biomasse, autrefois considérée comme un déchet, offre des possibilités intéressantes de remplacement du mazout, un sous-produit du pétrole encore trop utilisé aujourd’hui pour le chauffage au Québec.
Bravo au RNCREQ et à ses partenaires pour cette belle initiative.