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Bonne nouvelle du côté de l’éolien

Photo: Métro

Il y a quelques mois, je mentionnais, la place importante qu’occupe le secteur de l’éolien dans la région de Montréal.

Vendredi, la première ministre Pauline Marois a annoncé à Gaspé que son gouvernement allait de l’avant avec une série de projets éoliens qui totaliseront plus de 800 MW. Voilà une excellente nouvelle!

Ces projets généreront des investissements de plus de 2 G$ au Québec au cours des prochaines années et, bien que cette annonce vise avant tout à consolider les emplois de ce secteur en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent, comme je le soulignais dans mon article de janvier dernier, il y aura aussi des retombées importantes pour la région métropolitaine.

Certains diront sûrement: «Oui, mais nous sommes en situation de surplus. Pourquoi produire davantage d’électricité?» C’est une question très pertinente.

Le sujet des surplus n’est pas aussi simple que certains voudraient nous le laisser croire. Il faut d’abord tenir compte des variations annuelles des précipitations, qui influencent la quantité d’eau qui se trouve dans les réservoirs d’Hydro-Québec. De plus, la mise au rancart de la centrale Gentilly-2 réduira les surplus projetés.

Il est impossible pour Hydro-Québec d’arriver à une production qui correspond exactement à la demande d’électricité, et ce n’est pas souhaitable.

Par ailleurs, il y a l’obligation de garder une marge de manœuvre. Cela permet plus de souplesse, puisque l’eau derrière les barrages garde toute sa valeur marchande.

Le fait d’être en surplus, au lieu d’être un problème, peut devenir un avantage pour le Québec.

En effet, cette énergie pourrait servir à satisfaire la demande qui viendrait d’une électrification accrue des transports. Le marché de la substitution de combustibles polluants offre un potentiel fort prometteur. Saviez-vous que le Québec est un des plus grands consommateurs de mazout lourd au Canada, un sous-produit très polluant du raffinage du pétrole? Sortez-moi ça d’ici au plus sacrant!

Et pourquoi ne pas miser sur des exportations accrues de nos surplus d’électricité vers l’Ontario, qui s’interroge sur la remise en service de certains de ses réacteurs nucléaires?

L’annonce de vendredi dernier ouvre la porte à toutes ces possibilités; à nous de les saisir.

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