L’UNESCO observe le cas de Gros-Morne
SAINT-JEAN, T.-N.-L. – Le comité du patrimoine de l’UNESCO croit qu’une équipe d’observateurs devrait être déléguée au Parc national du Gros-Morne, à Terre-Neuve-et-Labrador, afin d’évaluer les risques environnementaux que pourraient causer la fracturation hydraulique.
Lors d’une réunion tenue au Cambodge, les membres du comité ont exprimé leurs craintes des conséquences de l’exploitation pétrolière près du site. Les compagnies Shoal Point Energy Limited et Black Spruce Exploration sont à la recherche de pétrole dans le roc du sous-sol qui voisine le parc national.
La fracturation est une injection d’un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques dans le sous-sol afin de provoquer dans le roc des fissures permettant l’extraction d’or noir.
Le Parc national du Gros-Morne a été désigné Site du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987. Face au golfe du Saint-Laurent, il recèle des montagnes sauvages et inhabitées, de hautes falaises, un grand fjord d’eau douce sculpté par les glaciers, des chutes, des bras de mer, des islets et des plages.