Un collectif inquiet pour les élèves sans-papiers
Un groupe de citoyens a publié un manifeste, mercredi, pour dénoncer les mesures prises par Québec pour faciliter l’accès à l’école aux enfants migrants à statut précaire, qu’il juge insuffisantes.
Dès la rentrée scolaire, les enfants de travailleurs temporaires et de parents réfugiés dont le permis est échu pourront fréquenter le réseau scolaire, le temps que le statut de leurs parents soit régularisé, a annoncé il y a quelques jours la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy.
Pour Anne Buisson, du Collectif éducation sans frontière, la ministre a toutefois oublié de se pencher sur la délicate question des enfants clandestins, qui ne fréquentent pas les institutions scolaires craignant d’être dénoncés.
Selon le Collectif, deux mesures sont nécessaires pour abolir la discrimination envers les élèves sans papier: assurer la confidentialité de leur situation et permettre l’inscription gratuite avec une simple preuve de résidence.