Économie: le PQ joue son avenir, dit Paradis
QUÉBEC – Si jamais la première ministre Pauline Marois renonce à déclencher des élections générales cet automne, elle signera du même coup l’arrêt de mort du Parti québécois (PQ), selon le député libéral Pierre Paradis.
Car la situation économique du Québec ne cesse de se dégrader et risque fort de se détériorer encore plus d’ici le printemps prochain, si on se fie à divers indicateurs, plaide-t-il. Or, un tel scénario de morosité économique, voire de récession appréhendée, accentué par un taux de chômage élevé, actuellement en hausse à 7,9 pour cent, éloignera à coup sûr les électeurs du PQ, a fait valoir en entrevue téléphonique à La Presse Canadienne le député de Brome-Missisquoi, qui est porte-parole de sa formation politique en matière économique.
Dans son propre intérêt, Mme Marois devrait donc céder dès maintenant au chant des sirènes électorales, pour se prémunir contre ce scénario-catastrophe qui aurait pour conclusion logique la mort à petit feu du parti fondé par René Lévesque.
Il croit d’ailleurs que Mme Marois va privilégier le scénario d’élections générales cet automne, et ainsi éviter de voir son gouvernement minoritaire défait lors du vote en Chambre sur le prochain budget, au printemps.
Il prédit aussi que la précarité actuelle des finances publiques avec des revenus en chute libre dans les coffres de l’État, la situation économique trouble et les pertes de 45 000 emplois depuis le début de l’année, inciteront Québec à repousser l’échéance du déficit zéro, prévu en 2013-2014, et à renoncer à présenter cet automne la mise à jour économique pourtant promise par le ministre des Finances, Nicolas Marceau.
De son côté, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, en tournée aux Îles-de-la-Madeleine, réagira mardi à la nouvelle politique économique du gouvernement, rendue publique par la première ministre Pauline Marois lundi.