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Les électeurs disposeront de cinq jours supplémentaires pour voter

QUEBEC – Le directeur général des élections (DGE) entend contrer la démobilisation des électeurs en mettant à leur disposition cinq jours supplémentaires pour qu’ils exercent leur droit de vote en vue du scrutin du 8 décembre prochain.

En faisant le point sur les élections générales qui viennent d’être déclenchées, Marcel Blanchet a annoncé jeudi que les 5,7 millions d’électeurs pourront, pour la première fois, voter directement au bureau du directeur de scrutin de leur circonscription.

En plus du jour du scrutin, il y aura donc une période étendue de vote par anticipation entre le 28 novembre et le 4 décembre.

M. Blanchet souhaite ainsi atteindre un taux de participation de près de 80 pour cent pour cette élection, malgré le cynisme du public à l’égard de la classe politique et la fatigue des électeurs qui sortent à peine d’une élection fédérale.

« On a vraiment mis en place toutes les mesures pour faciliter l’exercice du droit de vote, maintenant il s’agira pour les partis politiques de faire valoir des enjeux qui vont inciter les électeurs à exercer leur droit fondamental », a insisté le DGE en conférence de presse, jeudi.

Lors de l’élection générale du 26 mars 2007, le taux de participation avait atteint 71 pour cent, contre 70 pour cent pour celle de 2003.

Le taux de participation a été beaucoup plus faible, à 59 pour cent, à l’élection fédérale du 14 octobre dernier.

« C’est sûr qu’on va faire de la publicité pour inviter les gens à aller voter mais, au-delà de ça, on ne peut pas les prendre par la main, les sortir de la maison et les emmener dans les bureaux de vote, alors, ça va prendre une mobilisation », a indiqué le M. Blanchet.

Les cinq jours de vote par anticipation supplémentaires ont été appliqués à titre expérimental lors de l’élection complémentaire de Jean-Talon, dans la région de Québec, qui a permis l’élection du ministre de la Santé Yves Bolduc, cet automne.

Comme à l’habitude, il sera possible de voter à domicile pour ceux qui ne peuvent se déplacer, et de voter par correspondance, pour ceux qui ont quitté temporairement le Québec depuis deux ans ou moins.

Afin d’exercer son droit de citoyen, il suffit d’être inscrit sur la liste électorale avant le 25 novembre prochain.

Le directeur général des élections a mobilisé une équipe de 100 000 travailleurs de scrutin pour que tout se déroule dans l’ordre dans les 125 circonscriptions.

Contrairement à ce qui s’est produit lors de la récente campagne fédérale, alors que des boîtes utilisées pour le vote par anticipation ont été ramenées au domicile de certains employés, M. Blanchet assure qu’elles seront toujours entreposées au bureau du directeur de scrutin.

Il a toutefois reconnu qu’il avait eu peu de temps pour réagir au déclenchement des élections et mettre sur pied l’équipe nécessaire à la tenue du scrutin à travers le Québec.

« On n’est pas à l’abri de dérapages, mais on prend les moyens pour s’assurer que cela n’arrive pas », a-t-il résumé.

L’Internet en campagne

Marcel Blanchet a aussi rappelé les règles du jeu en matière de financement, précisant que seuls les électeurs ont le droit de verser des contributions politiques, en les remettant au représentant officiel d’un parti.

Chaque contribution en argent de plus de 200 $ doit être faite au moyen d’un chèque et le total des dons versés par un même électeur à chaque parti ne doit pas dépasser 3000 $ annuellement.

Les dépenses électorales des partis ne peuvent excéder 67 cents par électeur inscrit sur la liste électorale.

Puis, à un moment où le cyberespace occupe une place de plus en plus importante dans la vie des Québécois, le DGE signale que les règles doivent aussi être respectées sur le web.

Ainsi, un message diffusé sur Internet et qui impliquerait des coûts de conception et de production pourrait être considéré comme une dépense électorale, s’il favorise ou défavorise indirectement un candidat ou un parti.

Le DGE n’a toutefois pas l’intention de patrouiller le web.

« On ne fera pas la chasse aux contrevenants. Si on a à intervenir, c’est parce qu’on aura reçu une plainte, alors, on verra au cas par cas », a-t-il signalé, ajoutant qu’il ne s’était pas penché sur le cas de la capsule vidéo mettant en vedette Michel Rivard, qui dénonçait les compressions budgétaires des conservateurs en culture, lors de la campagne fédérale en octobre dernier.

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