Commission parlementaire: petit pas dans la lutte contre l'itinérance
Un rapport paraîtra prochainement à la suite de la commission parlementaire sur l’itinérance dont la dernière consultation se tenait hier, à Québec. La présidente du Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec, Marie-Claude Vézina, fait partie de ceux qui avaient demandé cette commission. Métro s’est entretenu avec elle.
Au cours des consultations, quel est le constat que vous avez fait?
On a pu constater que l’enjeu de l’itinérance est enfin sur la table au Québec. Il y a vraiment une volonté de la part des élus, et c’est tant mieux parce que le manque de ressources est flagrant et qu’il est temps de faire quelque chose.
À quoi peut-on s’attendre comme rapport?
Nous souhaitons que la commission suggère au gouvernement de mettre en Å“uvre une politique sur l’itinérance pour régler le problème. Le gouvernement de Jean Charest compte sur un plan d’action qui s’attaquerait à quelques enjeux, mais nous voulons plutôt une politique globale.
Quels sont les enjeux liés à l’itinérance à Montréal?
L’une des particularités de la situation à Montréal, c’est la judiciarisation de l’itinérance. Selon nous, donner des tickets aux gens dans la rue ne réglera pas le problème. Ensuite, contrairement aux autres régions du Québec, l’itinérance se vit sous nos yeux. On a donc l’impression que c’est le seul endroit où le phénomène existe, mais c’est tout à fait faux.