La confiance des Québécois en chute libre
L’indice de confiance des consommateurs québécois est au plus bas. En un an, il a perdu près de 15 %, pour atteindre le seuil de 81,4.
«C’est le chiffre le plus bas depuis la création de l’indice en 2004», confirme Gaston Lafleur, PDG du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD). Mais, note-t-il, 24 % des ménages interrogés comptent faire un achat important en 2009 (contre 27 % en 2008). «Je ne pense pas que les consommateurs québécois paniquent, mais ils seront plus judicieux dans leurs achats.»
Même son de cloche du côté d’AltusGéocom, qui mesure l’indice de confiance des Québécois. «Il n’y a pas eu de grosses faillites chez les détaillants cette dernière année», note Jean-François Grenier, analyste principal de l’entreprise. «À Montréal, on a fait une étude sur le taux de vacance des commerces sur la rue Sainte-Catherine, entre les rues Atwater et Amherst, et il n’y a pas de grosse différence avec l’année précédente.»
D’après l’étude (1 004 ménages interrogés, marge d’erreur de 3,2 %), ce sont les secteurs de la mode, de la restauration, des meubles, de l’électroménager et des appareils audio-vidéo qui devraient souffrir le plus de la récession. À l’inverse, les jouets, les produits de beauté, les disques et les livres devraient arriver à tirer leur épingle du jeu.