Québec Solidaire propose ses solutions pour le financement politique
Québec solidaire ajoute sa voix à celles qui demandent qu’on revoie le mode de financement des partis et appelle à demi-mot à voter pour Projet Montréal dimanche.
«Tous les partis ne sont pas gangrenés par la corruption au Québec», a déclaré aujourd’hui la porte-parole de Québec solidaire, Françoise David.
Pour éviter les pratiques douteuses de financement qui poussent ensuite les partis à renvoyer la balle aux entrepreneurs, Québec solidaire suggère notamment que la publicité électorale aux heures de grande écoute soit gratuite, qu’on limite la pose de pancartes, qu’on abolisse les dons anonymes et qu’on augmente la contribution obtenue pour chaque vote (elle s’élève à 54 ¢ par vote actuellement).
La collusion coûte cher
«Ça fera économiser les centaines de millions de dollars que coûte présentement
la collusion», a souligné Amir Khadir, le député de Mercier, qui précise que selon certaines études, le coût des travaux est de 25 % à 40 % plus élevé à Montréal qu’ailleurs à cause de la collusion dans le domaine de la construction et parce que le privé gère désormais certains gros projets de A à Z.
L’escouade est insuffisante
Pour tenter de remédier à la situation, le gouvernement a annoncé la semaine dernière la création d’une escouade policière chargée d’enquêter sur le milieu
de la construction. Mais M. Khadir déplore que cela ne touche pas, par exemple, les entreprises de génie-conseil dont les liens avec certains partis politiques semblent incestueux.
Le gouvernement veut, d’ici Noël, modifier la Loi électorale pour resserrer les règles de financement des partis. C’est trop peu, clame l’opposition, qui demande une enquête publique.