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Le Front commun veut une entente négociée

Marie-Eve Shaffer - Métro

Ayant toujours en tête la loi spéciale qui leur a imposé des conditions de travail pendant plus de quatre ans, les employés de l’État exhortent le gouvernement du Québec à négocier de bonne foi cette fois-ci. «Malheureusement, avec le gouvernement Charest, tout est possible», a fait savoir mercredi Chantal Tancrède, du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP).

Mercredi, de nombreux salariés des réseaux publics, dont les demandes salariales sont défendues par le Front commun syndical, ont souligné l’échéance du décret qui définissait depuis 2005 leurs conditions de travail en manifestant à l’extérieur des établissements publics. Cette loi spéciale, adoptée sous le bâillon, décrétait un gel salarial pendant plus de deux ans et interdisait les moyens de pression.

«Depuis 1999, on n’a pas pu s’asseoir autour d’une table pour trouver des solutions gagnant-gagnant, tant pour l’État et la population que pour ceux qui dispensent les soins», a dit le président du Conseil régional de la FTQ du Montréal métropolitain. Selon lui, le maintien de services publics de qualité est compromis par la pénurie de main-d’Å“uvre et le manque d’attractivité du secteur public.

Pour le moment, aucun moyen de pression n’est à l’agenda. «Notre priorité, c’est la négociation, a indiqué le président du Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN, Gaétan Châteauneuf. Mais les annonces [de mardi] du gouvernement sont inquiétantes.» Dans son premier budget, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a prévu geler les salaires de
la fonction publique en 2013-2014 et remplacer seulement un employé qui part à la retraite sur deux.

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