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La Fondation Kanpe aidera Haïti autrement

L’ingénieure et femme d’affaires Dominique Anglade a siégé sur une douzaine de conseils d’administration et autres comités depuis 15 ans. Lundi, elle est officiellement devenue présidente de la Fondation Kanpe (qui signifie «debout» en créole). Née d’une ré­flexion amorcée avec Régine Chassagne, membre du groupe Arcade Fire, Kanpe s’est donné comme objectif d’aider Haïti autrement. Métro s’est entretenu avec Mme Anglade quelques heures avant l’ouverture de la fondation.

Comment est née la Fondation Kanpe?
L’année dernière, avant le séisme, Régine [Chassagne] et moi, on réfléchissait sur ce qu’on pouvait faire pour aider Haïti. Le Québec a des affinités francophones avec Haïti, il y a 130 000 per­son­nes d’origine haïtienne qui vivent au Québec et Haïti est le pays le plus pauvre du continent. On a lié le milieu des artistes au milieu des affaires pour développer une initiative pour combattre la pauvreté en Haïti, mais de manière différente.

En quoi consiste Kanpe?
On veut aller de village en village pour identifier les familles les plus pauvres. Ensuite, pendant 18 mois, on offrira une formation à ces familles pour les amener à être indépendantes financièrement. Ces formations, qui seront offertes deux fois par semaine, toucheront notamment l’alimen-tation, l’éducation et la santé. On commencera avec 500 familles comptant en moyenne cinq membres, et dès qu’on aura plus d’argent, on formera plus de gens.

Comment le financement de Kanpe sera-t-il assuré?
On a lancé une campagne de collecte de fonds auprès du public, qui sera suivie sous peu par une campa­gne SMS. Nos ambassadeurs se sont pour leur part engagés à amasser 1 000 $ chacun. Enfin, Arcade Fire devrait annoncer [aujourd’hui] qu’il fera un don à la fondation. L’objectif est de récolter 1 M$ pour commencer.

Le séisme en Haïti a eu lieu il y a six mois. Craignez-vous que la population soit moins portée à donner pour cette cause?

Il faut garder à l’esprit que c’est un travail de longue haleine. Il faut penser à long terme. Si on regarde le temps que ça au Québec prend pour construire un hôpital, on peut imaginer le temps que ça prendra  pour reconstruire tout un pays.

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