Plan d'action sur les changements climatiques: le transport mis à profit
Le transport est en tête des secteurs qui devront être mis à profit afin de permettre au Québec d’atteindre sa cible de réduction des gaz à effet de serre (GES). Au Québec, le transport est responsable de plus de 40 % des émissions de GES. Sans des changements majeurs dans ce secteur, réduire de 20 % les émissions québécoises de GES par rapport au niveau de 1990 sera particulièrement difficile. Le Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques (PACC) devra donc en tenir compte.
«Le pari, c’est de réussir à avoir une offre différente de transport en commun pour que la voiture ne serve plus qu’à des besoins spécifiques, a expliqué Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales de l’Université de Sherbrooke. On ne veut pas bannir l’auto, mais il faut trouver comment offrir une autre façon de se déplacer et amener les gens à l’adopter.»
Les travaux du comité consultatif présenté hier devraient débuter en février. Conscient qu’il ne pourra pas faire cavalier seul, le gouvernement du Québec entend également observer ce qui se passe dans les autres provinces et les États voisins, sans toutefois se contenter de les imiter.
Le comité consultatif
Le comité consultatif du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques est formé de huit membres :
- Philippe Bourke, directeur général du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec
- Michel Forget, adjoint au comité exécutif de la CSN responsable du dossier environnement
- Johanne Gélinas, associée au Service des risques d’entreprises chez Samson Bélair/Deloitte & Touche et ancienne commissaire fédérale de l’environnement
- Steven Guilbeault, cofondateur et coordonnateur général adjoint d’Équiterre
- Hélène Lauzon, présidente du Conseil patronal de l’environnement du Québec
- Isabel Marie Galiana, chercheuse en sciences économiques à l’Université McGill
- Karel Mayrand, directeur général de la Fondation
- David Suzuki, section Québec
- Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales de l’Université de Sherbrooke