Le nuage radioactif est là
Selon les estimations de Météo France et de l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), «le panache radioactif [en provenance du Japon] a recouvert dans la journée du vendredi 18 mars la plus grande partie de l’Amérique du Nord.»
Sur le site de l’IRSN, une carte du globe présente l’évolution de la dispersion des rejets radioactifs. Le Canada n’est pas épargné. «Les concentrations attendues de césium 137 dans l’air sur les territoires balayés par le panache sont extrêmement faibles», précise l’INRS. Ses conclusions rejoignent celles de l’Agence de l’environnement des États-Unis. Aucune mesure particulière de protection ne serait donc nécessaire pour l’instant.
Du côté d’Environnement Canada, on confirme utiliser aussi des modèles informatiques de dispersion. «D’après les renseignements actuels en provenance du Japon, on ne prévoit aucune répercussion pour le Canada», précise le porte-parole de l’organisme.
Même constat du côté de Santé Canada. «Une augmentation minuscule de l’intensité de rayonnement a été observée le long de la côte ouest du Canada. Cette augmentation est moins élevée que la variation naturelle observée quand il pleut», indique-t-on par courriel, sans préciser les niveaux de concentration.
Contrairement à leurs homologues français et américains, ni la Commission canadienne de sûreté nucléaire, ni Santé Canada, ni Environnement Canada n’offraient d’informations sur leurs sites internet respectifs, donnant des détails sur la présence du panache radioactif au-dessus du pays.
Que contient-il?
- Le panache s’est notamment formé lors des dégazages volontaires des centrales nucléaires japonaises pour relâcher la pression causée par les problèmes de refroidissement.
- Il contient entre autres de l’iode 131 et du césium 137, des substances radioactives qui ont une demi-vie respective de 8 jours et de 30 ans. La demi-vie est la durée avant que la radioactivité diminue de moitié.
- Ces deux substances peuvent s’accumuler au sol en cas de pluie ou de neige.
Modélisation de la dispersion des rejets radioactifs dans l’atmosphère à l’échelle globale